RSF publie "100 dessins de Sempé pour la liberté de la presse"

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Christophe Deloire, le Secrétaire général de Reporters sans Frontières, présente cet album qui reprend l'ensemble du travail du créateur du Petit Nicolas et dont les recettes serviront "à défendre les journalistes qui, partout dans le monde, travaillent sur les plus grands sujets".

Il coûte 9,90 euros et l’intégralité des recettes est reversée à l’association de défense des journalistes à travers le monde. Cela représente 30 % de son budget. Cette fois, Reporters sans Frontières a choisi le dessinateur Sempé, papa du Petit Nicolas. "Il y a un rapport très intime entre la liberté de la presse et l’humour, qui est d'ailleurs mis en danger en ce moment", explique sur franceinfo jeudi 4 juillet Christophe Deloire, le Secrétaire général de RSF.

"Si on a tous besoin de journalistes pour aller chercher les faits, on a tous besoin d'humour pour prendre de la distance avec ces mêmes faits, pour élargir notre pluralisme interne", ajoute Christophe Deloire qui déplore notamment la décision du New York Times de supprimer dans son édition internationale les caricatures politiques, suite à un dessin jugé antisémite.

La France est 32e en matière de liberté de la presse

Violation des droits des journalistes, atteintes à l'indépendance éditoriale, contraintes imposées par la société ; les entraves à la liberté de la presse sont diverses. Et, "sur les dessinateurs de presse pèsent de plus en plus d’interdits, ils sont accusés d’aller trop loin au moindre dessin. C’est un rétrécissement du champ de la pensée", regrette-t-il

Dans son dernier classement mondial de la liberté de la presse, RSF a placé la Norvège en première position. La France, elle, n'occupe que le 32e rang sur 180. Le secrétaire général reconnaît que la France fait partie des pays dans lesquels la liberté de la presse est la mieux préservée, mais, il estime tout de même que "la protection des sources n’est pas suffisamment assurée, il y a un climat d’hostilité très fort (vis-à-vis des journalistes) et des conflits d’intérêts dans le secteur des médias."   

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