Philippe Faucon, réalisateur de la mini-série "Fiertés" sur Arte : "Il y a toujours des résistances et des préjugés qui perdurent sur les homosexuels"

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"Fiertés" a été sacrée l'an dernier meilleure série au festival des créations télévisuelles de Luchon. La série s'étend sur 30 ans et retrace le combat pour le droit des homosexuels en France à travers l'histoire de Victor à trois âges 17, 35 et 49 ans.

Philippe Faucon, réalisateur de Fiertés, est à l'affiche jeudi 3 mai à 20h55 sur Arte. Série en trois épisodes retraçant le combat pour le droit des homosexuels à travers trois époques. 

Le réalisateur Philippe Faucon montre à l'écran l'essentiel de la vie d'un homosexuel : "'Fiertés' est intéressant car il montre l'évolution d'un couple sur une trentaine d'année. Une histoire qui passe par des heurts, des moments forts, intenses et qui prend des formes différentes. C'est rare, presque inactuel cette longévité. Mais justement c'est une histoire qui reste fondé par le fait que les personnes ont des vécus et des combats qui se rejoignent à travers les engagements de chacun. Les histoires se superposent à trois moments de tension de crispation dans la société française autour de la question pour le droit des homosexuels.

Le premier épisode commence en 1981 avec l'arrivée de la gauche au pouvoir et la dépénalisation de l'homosexualité, le second est le vote du Pacs et le dernier est sur le mariage pour tous

Philippe Faucon

à franceinfo

"Les choses vont vite. On a tendance à oublier les moments importants, les combats menés pour parvenir à des acquis qui paraissent maintenant évidents. Le mariage pour tous en 2013 a été une énorme tension, dit Philippe Faucon, le débat a occupé le débat national pendant plusieurs mois et puis la loi est passée et aujourd'hui plus personne ne l'a remettrait en cause, y compris les hommes politiques qui ont défilé en tête de cortège. Sur ce sujet, la société a muée, elle s'est débarrassée de son ancienne peau pour faire peau neuve et je trouve qu'il y a un intérêt à se repencher sur cette histoire." 

"Les choses ont évolué entre 1981 et aujourd'hui parce que c'est le sens de la vie, le sens de l'histoire. Mais évidemment, il y a toujours des résistances, des préjugés qui perdurent et qui quelquefois s'exprime avec beaucoup de violence", estime Philippe Faucon.

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