Manon Loizeau : "les Birmans n'ont pas d'esprit de vengeance"

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Un an après l'élection d'Aung San Suu Kyi aux législatives en Birmanie, où en est le pays ? La réalisatrice Manon Loizeau a pu rencontrer la "dame de Rangoun" et assister à l'immense vague d'espoir qu'elle suscite au sein de la population. A la veille de la diffusion de ce documentaire sur France2, elle est l'invitée d'Info Médias.

La dame de Rangoun, opposante de longue date, assignée à résidence pendant 15 ans, a été élue députée au printemps dernier. Une élection qui a suscité un immense espoir dans un pays muselé par la junte militaire. Le documentaire saisit la timide libération de la parole. "Les Birmans nous ont accueilli à bras ouvert" témoigne Manon Loizeau. "Ils ne pensaient même plus aux risques, ils avaient un immense besoin de parler. Sans être animés par un esprit de vengeance : ils veulent travailler ensemble pour reconstruire la Birmanie."

Mais au-delà de cette vague d'espoir, au-delà du symbole que représente Aung San Suu Kyi, qu'est-ce que son élection a changé pour le pays ? C'est la question posée par ce documentaire où on suit pendant plusieurs mois ses premiers pas de députée. "Le chemin est encore long" avoue-t-elle face à la caméra. "Elle sait que chaque mot qu'elle prononce, surtout à la presse internationale, est pesé, commenté par la junte" indique Manon Loizeau, qui a dû beaucoup insister pour obtenir une entrevue avec la députée. "Et puis, elle ne veut rien promettre, elle sait que la tâche est immense."

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