La presse tunisienne très critique vis-à-vis des médias français

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{"A les entendre, la Tunisie d’octobre 2011 serait l’Iran des ayatollahs de janvier 1979"} : les journalistes tunisiens sont visiblement agacés des éditoriaux consacrés par la presse française au résultat des élections. Et la décision de Charlie Hebdo de se rebaptiser "Charia Hebdo" pour marquer la victoire du parti islamiste en Tunisie ne manquera pas de créer la polémique.

L'unanimité est étonnante. Depuis deux jours, plusieurs articles publiés dans différents journaux tunisiens sont très critiques vis-à-vis de la presse française. Les journalistes n'ont guère apprécié la manière dont les médias français ont commenté le résultat des élections tunisiennes et la victoire du parti islamiste Ennahdha, qui a inquiété de nombreux éditoralistes. "A les entendre, la Tunisie d’octobre 2011 serait l’Iran des ayatollahs de janvier 1979" écrit un journaliste du quotidien tunisien la Presse, qui estime que les médias français sont "tendancieux"...
"Qu’est-ce qui leur permet de croire que la démocratie en Tunisie ne sera pas respectée à l’avenir?" s'interroge un éditoraliste du Temps. "Je suis révoltée par les titres de la presse française... arrêtez de projeter votre peur sur nous" écrit sur Twitter

tunisienne... Un

renchérit, toujours sur Twitter : "La Presse Francaise est en train d'endommager ce qui reste de l'image de la France en Tunisie".
_ Dans ce contexte plutôt tendu, nul doute qu'il y aura de nombreuses réactions à la dernière initiative de Charlie Hebdo. Le magazine satirique a annoncé ce soir que pour réagir à la situation en Tunisie et en Libye, le prophète Mahomet serait "le rédacteur en chef" de son prochain numéro... rebaptisé "Charia Hebdo".

  • Une nouvelle émission télé consacrée à la campagne présidentielle

    Décidément, le scrutin de 2012 a beaucoup inspiré les chaînes de télé... Depuis la rentrée, on a vu naître de nombreuses émissions qui donnent la parole aux acteurs de la campagne, qui décryptent les enjeux électoraux. Avec d'ailleurs un certain succès : les émissions politiques connaissent toutes de belles audiences depuis septembre. Alors, le dernier né s'appelle "Pour en arriver là" et l'idée est plutôt originale : raconter le parcours de chaque candidat au sein de son parti, avec les débuts politiques, les mentors et les adversaires. Le tout sans tomber dans le côté people, promet la journaliste Caroline Roux : "On raconte toujours le destin, le côté 'quand j'étais petit, je voulais être président'. Nous, ce qu'on veut, c'est raconter la naissance de l'animal politique."

    La première émission est consacrée à Marine Le Pen. Il ne faut pas attendre de révélation fracassante sur les débuts de la candidate du FN, mais ce retour aux sources politiques est tout de même intéressant, bien documenté, bien raconté. "Pour en arriver là", c'est ce soir à 22h30 sur Planète+.

  • "National Geographic Sciences", un nouveau magazine scientifique dans les kiosques

    C'est un magazine scientifique plutôt grand public, appelé "National Geographic Sciences". Comme son nom l'indique, il s'agit de la déclinaison du magazine National Geographic, qui est consacré au voyage, au grand reportage. L'idée, c'était d'utiliser la "patte" National Geographic pour faire découvrir la science au plus grand nombre : "Avec de belles images, un beau graphisme et des entrées plutôt faciles, on voulait apporter une alternative aux magazines existants, qui sont plus austères" explique le directeur de la rédaction, François Marot

    Et effectivement, c'est plus facile que d'autres magazines scientifiques. Les scientifiques chevronnés risquent de s'ennuyer mais les néophytes apprécieront sans doute les sujets décalés, comme cet article consacré à la science dans les séries télé ou cette enquête sur le comportement des adolescents : pourquoi sont-ils "capricieux, impulsifs et exaspérants" ? Eh bien, c'est à cause du développement de leur cerveau nous explique cet article... C'est en tout cas un magazine qui ne se prend pas trop au sérieux et qui est plutôt agréable à lire. Vous le trouverez tous les deux mois en kiosque, au prix de 5,90 euros.

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