La nouvelle rédaction des Cahiers du Cinéma défendra sa liberté "bec et ongles"

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La revue sort le premier numéro préparé par l'équipe mise en place par les nouveaux actionnaires.

En février, un collectif de 20 personnalités (Xavier Niel, Alain Weill, Marc Simoncini...) rachetaient les Cahiers du Cinéma. Un mois plus tard, la rédaction démissionnait, dénonçant la présence parmi les propriétaires de producteurs de cinéma. "Un conflit d'intérêt", expliquait-elle.

Comment en effet critiquer les films produits ou distribués par l'un des actionnaires ? Pour Marcos Uzal, le nouveau rédacteur en chef venu de Libération, ce n'est pas un problème : "Les producteurs de cinéma ne sont pas naïfs, ils savent que les Cahiers n'auraient aucun sens s'il y avait le moindre soupçon d'ingérence. On critiquera très librement les films dont nos actionnaires sont les producteurs ou les distributeurs."

Il rappelle d'ailleurs que cette situation a toujours existé : "François Truffaut finançait en grande partie la revue. Ça n'a jamais empêché la liberté de ceux qui écrivaient." 

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