Info médias. Jacques Dutronc, propulsé au devant de la scène "malgré lui"

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Info médias reçoit jeudi le réalisateur du documentaire Jacques Dutronc, la vie malgré lui, diffusé vendredi sur France 3, et revient sur le mariage du jour, celui de Renault et du groupe de presse Perdriel, dont le constructeur automobile devient actionnaire minoritaire.

Invité d'Info médias, jeudi 14 décembre, le journaliste Frédéric Brunnquell signe Jacques Dutronc, la vie malgré lui, un documentaire qui sera diffusé vendredi à 20h55 sur France 3. "Jacques Dutronc voulait être musicien, il n'a jamais rêvé d'être chanteur et le succès est arrivé dans un claquement de doigts parce qu'il correspondait parfaitement à son époque", explique Frédéric Brunnquell.

Comme beaucoup d'artistes, Jacques Dutronc a ses fêlures. "Tous les artistes qui durent comme ça, 50 ans, sont des gens particuliers, donc forcément il y a des fêlures, qui font aussi leur talent. C'est sur ces fêlures et qu'ils construisent leur carrière", souligne Frédéric Brunnquell, qui dépeint un homme "timide, discret, qui vit aujourd'hui en Corse dans son petit village sans vraiment sortir de sa maison".

Né la même année que Johnny Hallyday, dont il était l'ami, Jacques Dutronc n'a pas eu le même rapport au succès que "l'idole des jeunes". "C'est un homme qui a été propulsé sur scène alors que lui rêvait plutôt d'être derrière, dans un studio d'enregistrement à jouer de la guitare et à créer pour les autres, et ça l'a brûlé toute sa vie je pense", analyse le journaliste Frédéric Brunnquell. Pour autant, les deux artistes partagent entre autres points communs une vie à 100 à l'heure. "Ses aventures de chanteur ont toujours été "à fond la caisse", comme il le dit."

Renault-Perdriel : le mariage a surpris tout le monde

Le mariage a surpris tout le monde. Le constructeur automobile Renault entre dans le monde de la presse, en devenant actionnaire minoritaire du groupe Perdriel, propriétaire notamment du magazine Challenges. En intégrant le milieu médiatique, Carlos Ghosn veut être le premier  à proposer des contenus éditoriaux adaptés aux utilisateurs de véhicules, connectés ou autonomes. Car toutes les voitures Renault-Nissan devraient l'être d'ici 2022. Les automobilistes se préoccuperont moins de la conduite, et donc ils choisiront en fonction des services proposés. Carlos Ghosn souhaite créer du contenu à la demande, en fonction du profil du conducteur, sous la forme de textes ou d'émissions audio et vidéo. Ça rappelle la démarche de SFR par exemple, qui a racheté des journaux et inclut dans ses forfaits l'accès à ses titres de presse en version numérique. Voilà pourquoi le PDG de Renault a contacté Claude Perdriel au mois de septembre. Claude Perdriel qui cherchait un partenaire depuis quelques temps. LVMH de Bernard Arnault était intéressé, mais déjà propriétaire des Echos. Avec Challenges, ça aurait fait trop de thématiques économiques. Le patron de presse voulait du coup un groupe vierge de tout actif dans ce secteur. Renault est arrivé au bon moment, et va investir 5 millions d'euros, ce qui permettra d'éponger les dettes du groupe. Renault devient actionnaire à hauteur de 40%, Claude Perdriel conserve 60% et reste le Président. Son plus gros titre, Challenges, est tiré d'affaire pour plusieurs années, après de grosses difficultés financières. Il y a eu un plan d'économies, des départs de journalistes. Mais les ventes se sont redressées ces derniers mois :  +9% en 2017, 206 000 exemplaires vendus chaque semaine. Le groupe Perdriel, ce sont aussi des mensuels : Sciences et Vie, La Recherche, L'Histoire et Historia. Tous devraient profiter de l'entrée de Renault dans leur capital. Des embauches sont d'ailleurs annoncées. La question que l'on se pose maintenant concerne l'indépendance éditoriale du magazine Challenges"Renault s'engage à la respecter", assure Claude Perdriel dans l'édito de l'hebdomadaire qui sort jeudi 14 décembre. On attend de voir comment Challenges va continuer de traiter l'actualité de l'industrie automobile, qui est l'un de ses sujets favoris. Petit indice : savez-vous ce qui fait la Une du magazine cette semaine ? Et bien une Renault ! Il parait que c'est une coïncidence...  

Un nouvel animateur pour les Victoires de la Musique

... Ou plutôt une nouvelle animatrice puisque c'est Daphné Burki qui présentera la 33e édition des Victoires de la Musique, probablement en février. Sa mission : relever une audience en berne au fil des ans. L'année dernière, la cérémonie autour de Bruno Guillon et Thomas Thouroude n'avait attiré que 2,2 millions de téléspectateurs, son pire score historique.    

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