Hollande/Sarkozy : record d'audience en attendant le débat

Près de 6.2 millions de téléspectateurs ont suivi Nicolas Sarkozy et François Hollande, présents hier soir sur le plateau de France 2. Un record pour l'émission "Des paroles et des actes". Pendant ce temps, l'organisation du débat se poursuit.

Excellent score pour l'émission "Des paroles et des actes" : près de 6,2 millions de téléspectateurs, cela en fait le programme le plus regardé hier soir et la meilleure audience pour le rendez-vous de France 2 depuis sa création, il y a près d'un an. Les équipes des deux candidats ont certainement scruté attentivement les courbes d'audiences pour voir qui a été le plus suivi, mais rien de concluant de ce côté là. Ils ont réalisé des audiences quasi égales, très légèrement supérieure pour le candidat socialiste, sans doute favorisé par l'horaire : le tirage de sort l'avait désigné comme le premier à passer devant les journalistes.

France 2 peut également se féliciter d'avoir battu un record, celui du nombre de réactions pendant une émission sur Twitter. Près de 120.000 commentaires se sont échangés. Les internautes mènent déjà le débat, en attendant le fameux duel entre les deux hommmes.

Les discussions sont d'ailleurs en cours concernant le débat de mercredi prochain. Plusieurs réunions de travail ont déjà eu lieu entre les différentes parties. Tout le monde est tombé d'accord sur le lieu : ce ne sera pas comme en 2007 dans les studios de Boulogne-Billancourt, mais à la Plaine St Denis, où de nombreuses émissions sont tournées.

Et puis, aujourd'hui, le choix du réalisateur a été arrêté. TF1 et France 2 avaient proposé le nom de Jérôme Revon, un habitué des émissions politiques. C'est lui déjà qui avait été en charge du débat de 2007. Son nom a été validé par les deux équipes, après moult discussions. Le choix du réalisateur est central, car c'est lui qui a la main sur les cadrages, qui font l'objet de négociations serrées. Avec notamment une question : les plans de coupe vont-ils être autorisés ? Autrement dit, quand un candidat va parler, pourra-t-on voir le visage de celui qui l'écoute ? Lors du premier débat, en 1974, c'était autorisé, et cela avait desservi François Mitterrand, qu'on voyait en train de compulser ses notes pendant que Valéry Giscard d'Estaing parlait. Depuis, les plans de coupe ont été bannis au profit d'une réalisation plus rigide.

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