Frédérique Bredin, présidente du CNC : "Je ne suis pas prête à accepter qu’on casse l’exception culturelle française"

La présidente du Centre national du cinéma évoque la proposition de Marie-Ange Magne (LREM) de plafonner les taxes des diffuseurs et de reverser le surplus à l'Etat.

"Je suis profondément hostile au plafonnement car ça casserait notre modèle", explique Frédérique Bredin sur franceinfo ce jeudi 27 juin. La présidente du CNC, l'organisme qui finance le cinéma et l'audiovisuel (séries, fictions), répond aux critiques de Marie-Ange Magne.

Dans un rapport parlementaire, la députée LREM appelle à une réforme du Centre national du cinéma. L’élue propose qu’au-delà d’un certain seuil, les taxes des diffuseurs en faveur de cet établissement public qui dépend du ministère de la culture, soient allouées au budget de l’Etat. 

Le ministre de la Culture, Franck Riester, a confié être contre cette réforme tout comme Frédérique Bredin, dont le deuxième mandat s'achève à la mi-juillet. Elle considère que "le fait de plafonner représenterait d'une part moins d’argent pour les créateurs et de plus, cela reviendrait à installer une surfiscalité pour le secteur".

Les GAFA également taxés

Depuis l’an dernier, les plateformes de vidéo, et en particulier Netflix, versent 2 % de leurs recettes publicitaires au CNC. De nouvelles contributions qui ont permis à l'organisme de percevoir 9,5 millions d’euros en 2018. Cette somme paraît faible au regard des 300 millions perçus par les chaînes de télévision, mais c'est un premier pas.

Très attachée à ce projet, la présidente a activement participé à l'extension de cette taxe aux GAFA. "Ce qui était important, c’était de faire comprendre aux GAFA qu’ils devaient financer la création. Mais l'enjeu est beaucoup plus large, il est d'équilibrer les contributions entres les chaînes histoqiues et les géants d'internet", conclut-elle. 

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