Franck Calderon, producteur de "La traque" sur TF1 : "Ce n’est pas un film à la gloire de Michel Fourniret"

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"La traque" est une fiction en deux parties qui retrace les années 2003-2004, de l’arrestation du tueur en série aux aveux de sa femme Monique Olivier. La première partie est diffusée lundi 15 mars à 21h05 sur TF1.

Lorsque Michel Fourniret est interpellé pour une tentative d’enlèvement, les enquêteurs sont persuadés d’avoir affaire à un serial killer. Mais il n’ont aucune preuve contre lui. "L’ogre des Ardennes" a toutes les chances de passer entre les mailles du filet. Face à son mutisme, la seule solution est de faire craquer sa femme, Monique Olivier, elle-même complice des meurtres. D’où le titre du téléfilm, La traque, une traque psychologique pour faire tomber le couple diabolique.

"Avec le réalisateur Yves Régnier, on venait de finir le film sur Jacqueline Sauvage, on avait envie de retravailler ensemble. Yves avait entendu parler de cette année particulière de l‘affaire Fourniret, on a lu beaucoup de livres, et notamment celui d’Harold Cobert, La mésange et l’ogresse. Et on a trouvé notre axe : héroïser les policiers et montrer le travail dingue que ces gens ont effectué", raconte le producteur Franck Calderon. Ce sont en effet les enquêteurs qui sont mis en avant dans cette fiction. Pourtant, Selim Fourniret, le fils du couple, reproche à TF1 de glorifier ses monstres de parents. Franck Calderon s'en défend : "Ce film n’est pas à leur gloire", assure-t-il.

On l’a fait pour rendre hommage au travail des policiers. On est clairement dans un polar. On ne raconte pas l’histoire de Michel Fourniret, on ne raconte pas l’histoire de Monique Olivier. On ne voit pas comment ils vivent, on ne voit pas les crimes.

Franck Calderon

à franceinfo

Et le producteur du téléfilm ajoute qu’il n’y a aucune atteinte à la vie privée de Sélim, qui menace de saisir la justice si tel était le cas. Indignation également des familles des victimes, comme Eric Mouzin, le papa d’Estelle, disparue en 2003, et dont Fourniret a reconnu l’avoir tuée. Mais "personne n’a vu ce film ! explique Franck CalderonOn a été contactés par l’avocat de certaines familles de victimes au tout début de l’écriture, ils nous ont dit qu’ils allaient veiller à ce qu’on ne les heurte pas", poursuit-il. 

Le producteur de "La traque" ajoute : "On n’a pas attendu que tous les survivants des camps de la mort soient décédés pour faire des films sur la Seconde Guerre mondiale et les camps. On a besoin de revivre ces choses, de regarder notre histoire. Toutes les fictions dignes et bien faites ont une utilité, comme tous les documentaires dignes et bien faits."

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