Eric Fottorino : "Si les petits éditeurs restent chez Presstalis, ils mourront demain"

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Le cofondateur du "1", de "Zadig" et "America" se bat pour la survie de ses titres.

Cela fait des années que Presstalis, le principal distributeur de la presse en France, enchaîne les déboires financiers. À chaque fois, ce sont ses actionnaires, les éditeurs de journaux et de magazines, qui financent sa remise à flot.

Aujourd'hui les indépendant, ceux qui font moins de cinq millions d'euros de chiffre d'affaires, ne veulent plus mettre leur argent dans ce qu'ils considèrent être un puits sans fonds. Presstalis est endetté à hauteur de 450 millions d'euros, il a déposé le bilan fin avril et attend la décision du tribunal de commerce vendredi. La piste du redressement judiciaire semble privilégiée, alors que les éditeurs de quotidiens ont proposé un plan de reprise. 

"Presstalis nous doit 800 000 euros", explique Eric Fottorino sur franceinfo, "cela correspond aux recettes de nos ventes des dernières semaines et à celles que nous faisons pour les numéros actuellement en kiosques. Nous voulons récupérer au moins une grande partie". Le patron de presse a quitté Presstalis pour son concurrent, les MLP : "Ce n'est pas un choix mais une nécessité. Car non seulement on ne touche pas nos recettes mais en plus on doit continuer à financer la messagerie". Pour autant, Eric Fottorino croit toujours dur comme fer à l'avenir du papier. Il lancera le 17 juin un nouveau trimestriel, Légendes, dont le premier numéro sera consacré à Zinedine Zidane. 

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