Comment sont réalisées les audiences radio ?

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Demain matin, on connaîtra les audiences radio de la période novembre-décembre. Des chiffres scrutés à la loupe, et qui proviennent d'un seul et même lieu : un centre d'appel Médiamétrie situé à Amiens. Visite guidée de ce site où 200 opérateurs sont chargés d'interrroger les Français sur leur consommation de la radio. 

C'est un jour important pour les patrons de toutes les stations de France. Demain, on connaîtra les audiences de la période novembre-décembre : combien d'auditeurs ont écouté la station à telle ou telle heure ? Sont-ils plus nombreux, moins nombreux que l'année dernière à la même période ? Ces chiffres seront scrutés avec beaucoup d'attention, d'autant qu'ils ne sont dévoilés que tous les deux mois par Médiamétrie.

Impossible, comme pour la télévision, de connaître les chiffres d'audience au jour le jour. Le système, en effet, n'est pas du tout le même. Pour la télévision, Médiamétrie dispose d'un panel de Français, équipés de boîtiers dans leur salon. Leur tâche : signaler leur présence via le boîtier lorsqu'ils regardent un film ou une émission. Le résultat est directement transmis à Médiamétrie.

Mais la radio, elle, s'écoute dans la cuisine, sous la douche, dans la voiture... Impossible de mettre un boîtier dans toutes les pièces de la maison. L'audience radio se mesure donc grâce à un sondage. Tout se passe dans un centre d'appel à Amiens, où chaque soir, quelque 200 opérateurs sont chargés de téléphoner aux Français pour leur demander s'ils ont écouté la radio.

6 refus pour chaque questionnaire réalisé

"Au total, on réalise 126.000 interviews par an. On doit interroger tant d'hommes, tant de femmes, tant d'actifs, tant d'inactifs..." explique le directeur du pôle radio de médiamétrie Jacques-François Fornols. "On doit être le miroir de la population française." "Bonjour, je suis Marie-Sophie, de la société Médiamétrie, je voudrais vous poser quelques questions..." Cette phrase, les opérateurs les répètent sans relâche de 17h30 à 21h, car les refus ne sont pas rares : seule une personne jointe sur sept accepte de répondre au questionnaire.

"Il y a des jours plus difficiles : le dimanche, Noël, les jours de match de football, les soirées électorales... Là, on sait que les gens sont être moins disponibles" explique Jacques-François Fornols. "Et les jeunes sont sans doute les plus difficiles à joindre. Ils ont sans doute autre chose à faire le soir !"

*"Il faut sourire et se tenir bien droit"

Mais les opérateurs - qui sont tous en CDI, insiste Médiamétrie - ne sont pas du genre à perdre facilement courage : "D'abord, on est formé pour cela" explique Marie-Sophie, 21 ans. "Et puis, il y a des trucs : il faut bien s'exprimer, sourire, se tenir bien droit, car oui, ça s'entend au téléphone ! Comme les gens ne sont pas face à nous, on doit en faire encore plus... On y arrive toujours, c'est le principal !"

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