Aurore Bergé : "La réforme de l'audiovisuel n'est pas enterrée"

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La députée LREM, rapporteure du projet de loi, confirme que la loi passera, mais sera peut-être amputée de son volet concernant l'audiovisuel public. 

Comme toutes les industries, le secteur des médias est touché de plein fouet par la crise du coronavirus. C'est pourquoi Aurore Bergé plaide pour une adoption rapide de certaines mesures prévues dans la réforme, comme la transposition de la directive SMA qui contraindra les plateformes numériques à financer la création française.

En revanche, "il y a peut-être des choses initialement dans le projet de loi qui n'existeront plus", reconnaît-elle. La partie sur l'audiovisuel public ne semble plus une priorité au regard des urgences économiques qui s'annoncent. On ne sait donc pas s'il y aura bien la création de France Médias, une holding qui devrait chapeauter l'ensemble des groupes audiovisuels publics. 

"On ne peut pas exiger plus de l'audiovisuel public"

Ces médias sont par ailleurs dans une période d'austérité : l'Etat leur a demandé de faire 190 millions d'euros d'économies d'ici 2022. "Cette exigence est maintenue car tout est déjà budgété. L'idée n'est pas de désorganiser ce qui a été fait. Mais on ne peut pas exiger plus de l'audiovisuel public", reconnaît Aurore Bergé, plutôt critique sur la baisse d'un euro de la redevance cette année : "Peu de Français nous ont remerciés pour cette décision !"

Enfin, la députée, qui préside un groupe de travail de La République en Marche chargé de donner des pistes pour reconstruire la culture après la crise, exhorte le gouvernement à revenir sur sa décision de basculer France 4 sur le numérique : "S'il fallait encore démontrer l'utilité d'une chaîne dédiée à la jeunesse sur le service public, la démonstration a été faite pendant la crise. Tant mieux si c'est une opportunité pour que France 4 perdure".

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