Véronique Sanson l’Américaine

La chanteuse, sur la scène de l’Olympia à partir de ce soir, rejoue le répertoire de trois de ses disques écrits alors qu’elle vivait aux États-Unis, pendant la majeure partie des années 70.

 En musique, il faut se méfier de la nostalgie, mais quand Sanson se replonge dans ses années américaines, on a , bien au contraire, le sentiment de remettre les pendules à l'heure, tant l'épisode fut un moment de grâce musical.

1972 : Véronique Sanson plante Michel Berger en studio pour aller chercher des cigarettes ; elle disparaitra en fait les 8 années suivantes aux Etats-Unis, pour suivre et épouser le musicien Stephen Stills ( de Crosby, Stills & Nash). Leur romance passionnée cède pourtant assez vite la place à la violence, et si la musique de Sanson l'exilée gagne en groove grâce à ses musiciens américains, les trois albums Le Maudit (1974), Vancouver (1976) et Hollywood (1977) sont baignée de textes plein de mélancolie, de solitude, et du remords de sa trahison faite à Berger.

C'est ce pourtant ce blues originel, cette audace un peu rock, dilués dans sa chanson française, qui donneront les clés du succès français à Véronique Sanson. En rentrant d'Amérique, au début des années 80, la chanteuse perd vite la flamme, mais ces albums, écrits au coeur de la tourmente, sont toujours imprégnés, 40 ans plus tard, des émotions intenses de sa vie d'alors.

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