"Un moment d'égarement" : pas de quoi polémiquer !

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

A l'affiche ce mercredi, le film de Jean-François Richet, "Un moment d'égarement" avec Vincent Cassel et François Cluzet a été taxé de machisme sur les réseaux sociaux et dans quelques médias, ce qui est bien peu justifié.

 Le film en fait est un remake de celui de Claude Berri avec Jean-Pierre Marielle et Victor Lanoux qui, dans les années 70, racontait l'histoire d'un amour impossible et sulfureux entre un homme d'âge mûr et la fille adolescente de son meilleur ami. Jean-François Richet reprend donc cette histoire mais avec une adolescente qui n'a plus 15 mais 17 ans, cette liaison devient une simple passade franchement pas scandaleuse, le temps de quelques jours de vacances en Corse. Elle est surtout le prétexte cette fois à raconter l'histoire d'une amitié malmenée entre les deux hommes, des quadras un peu paumés entre leurs ex-femmes et leurs filles qui grandissent trop vite.

Le duo Cassel/Cluzet convaincant

Cela n'a pas empêché un début de polémique sur le soi-disant sexisme de ce jeu de séduction entre deux âges et de l'affiche aussi sur laquelle n'apparaissent pas les noms des deux jeunes comédiennes débutantes. Une polémique très exagérée donc, car si ce film certes ne révolutionne pas la comédie française, il est difficile de l'accuser de sexisme.

"Un moment d’égarement " est, au final, une comédie assez attendue, qui n'évite pas quelques clichés, mais qui vaut pour les comédiens, pour le duo Cassel/Cluzet notamment, en hommes d'aujourd'hui, un peu dépassés par les évènements, leurs divorces ou leurs filles adolescentes. Ils sont un peu paumés, ridicules aussi parfois, ce qui a plutôt séduit François Cluzet pour qui jouer le ridicule à l'écran "libère l'égo et fait beaucoup de bien ".

 

Vous êtes à nouveau en ligne