Suresnes en mode hip hop

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Cela fait 24 ans que chaque hiver "Suresnes cité danse" dans les Hauts-de-Seine montre ce qui se fait de mieux en hip hop et cette année encore, 31 ans après Sidney et son mythique "H.I.P-H.O.P", cette discipline est toujours aussi dynamique.

Le plus étonnant, c'est que quand les américains voient ce qui se fait en France, ils ne le comprennent pas, ils ont laissé la danse Hip Hop dans le ghetto noir.  À l'heure où on se pose beaucoup de questions sur les échecs du modèle français, on peut aussi dire ce qui va bien, par exemple, deux gamins de la banlieue de Lyon, Kader Atou et Mourad Merzouki qui dansaient au pied de leur immeuble et qui sont aujourd'hui directeurs de centres chorégraphiques nationaux.

Parmi les neuf artistes ou collectifs invités, Sébastien Lefrançois lui vient du patinage artistique

Il crée à Suresnes jusqu'à dimanche "petits morceaux du réel", c'est de la danse mais aussi du théâtre, il s'est inspiré en, immersion totale, du monde du travail, des gestes d'ouvrier comme à l'usine PSA d'Aulnay peu de temps avant sa fermeture... ses danseurs manipulent des objets métalliques, miment les mouvements répétitifs des ateliers, Sébastien Lefrançois a voulu un spectacle qui mette en valeur la gestuelle des travailleurs manuels.

On peut tout faire avec le Hip Hop

C’est ce qui en fait la force en France, il s'est marié avec la danse contemporaine, le classique, il est devenu un langage universel, direct, percutant, tendre et sauvage à la fois. Le festival s’achèvera avec « Pixel » de Mourad Merzouki, directeur du centre chorégraphique national de Créteil, spectacle éblouissant où la danse croise les arts numériques.

PRATIQUE ►►► "Petits morceaux du réel" c'est jusqu'à dimanche, le festival "Suresnes cité danse" lui se poursuit jusqu'au 10 février.

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