"Palladium", de Boris Razon

Sélectionné par le prix Goncourt, "Palladium" est une réussite littéraire. C'est le récit autobiographique d'un homme, qui s'extrait de la maladie par la fiction. On croirait naviguer dans un roman qui serait un mélange des univers de Kafka et de Murakami...

Tout s'écroule. Boris Razon avait une femme aimante, des
projets, un enfant. Son corps s'est figé durant deux mois. Il est atteint du syndrôme
de Guillain Barré. Son cerveau est toujours en activité. Il raconte dans son
livre les hallucinations qu'il a eues. Ce voyage dans son subconscient est une
guerre. Il croise des chiens perfides, des prostituées japonaises hilares, des
hommes-oiseaux, il dévaste à lui seul la moitié de Paris. C'est un récit
fantastique et parfois drôle.

Au milieu de ce torrent de douleurs et de souffrances, il y a
ces espèces de fulgurance étonnantes de joie, de décalage, qui font qu'on peut
rire.

La métamorphose de Kafka m'a servi à me représenter ce que c'était que d'avoir été dans un corps au milieu un lit (...)

On ne s'ennuie pas une seconde. Le lecteur est pris à partie, interpellé, tutoyé. Le récit est entrecoupé d'extraits du dossier médical, qui raccordent chaque délire à une poussée de fièvre ou à une évolution de son état clinique.

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