"Ma vie avec Liberace" : le mélo kitsch de la semaine

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Le nouveau film de Steven Soderbergh, Ma vie avec Liberace, sort aujourd'hui sur nos écrans, avec un Michael Douglas et un Matt Damon comme on ne les a jamais vus.

Dans ce film Michael Douglas incarne Valentino Liberace, ce
pianiste extraverti aux mises en scène kitchissimes qui fut une star à Las Vegas
dans les années 60 et 70. Quant à Matt Damon il est Scott Thorson, celui qui
fut son compagnon pendant quelques années. Un compagnon caché pour cause
d'homosexualité inavouable.

Tous les deux débarquent dans des tenues improbables : Matt
Damon avec mèche peroxydée et cuirs moulants ; Michael Douglas en
costumes à paillettes et trucs en plume, et c'est plutôt réjouissant.

Le film va bien au-delà de ces apparences. Très vite il nous
emmène dans l'intimité de Liberace, un clown extraverti mais aussi un peu
triste, condamné à nier son homosexualité pour plaire à son public. Cela en
fait un mélo à la fois flamboyant et touchant. Un mélo qui, sans verser dans le
discours militant ou engagé, témoigne aussi d'une époque et finalement du
présent. Dans tous les milieux, il reste compliqué pour les stars, aujourd'hui
encore, de révéler leur homosexualité.

Un sujet délicat

Aucun des gros studios hollywoodiens n'a voulu financer et
produire ce film aux Etats-Unis et c'est pour cela que le film est sorti
directement à la télévision alors que partout dans le monde il sort en salle.

Du coup, Michael Douglas a le coeur à fredonner, car oui dans
le film il chante, même du Jacques Brel et si cela peut paraître insolite à l'écran
c'est émouvant.