"La Venus à la fourrure" de Roman Polanski

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Le nouveau film de Roman Polanski, La Venus à la fourrure, avec Emmanuelle Seigner et Mathieu Amalric, est aussi le titre du roman le plus connu de Léopold Sacher Masoch, auteur qui a donné son nom au masochisme. N'allez surtout pas chercher avec ce film quelque chose de sulfureux  encore moins de douloureux.

Le film de Roman Polanski est au contraire un film très drôle.
C'est en fait l'adaptation d'une pièce de théâtre qui a fait les beaux jours de
Broadway et qui elle-même s'inspirait du roman de Sader Masoch mais déjà avec
beaucoup de recul et de dérision.

Avec seulement deux personnages : d'un côté, un metteur en scène
intello, hautain et énervé, à la recherche d'une actrice, pour lire, sur les
planches, la Venus à la fourrure et de l'autre, une actrice écervelée et
vulgaire, débarquant en retard aux auditions, et qui, pourtant, au fil de
lectures en forme de joutes verbales, va finir par prendre le pouvoir, à force
de dérouter, de troubler, de désorienter ce metteur en scène, cet homme, dont
on ne sait pas trop s'il est manipulé, s'il prend plaisir à se laisser faire,
ou même s'il n'invente pas cette femme de toute pièce.

Au coeur de ce huis clos, une réflexion sur les rapports de
pouvoir, la manipulation, la domination, les rapports hommes/femmes, mais également
une réflexion toujours malicieuse, entre réalité et fiction, et souvent proche
même de la farce.