"La petite communiste qui ne souriait jamais", de Lola Lafon

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La petite communiste, c'est Nadia Comaneci, la gymnaste roumaine qui a révolutionné son sport en 1976 aux Jeux Olympiques de Montréal. Nadia Comaneci, 14 ans, 1m47, telle un ange en latex, obtient pour la première fois de l'histoire de la gymnastique la note parfaite, 10, c'est un tel séisme, que le panneau d'affichage, pas programmé pour cela, indique 1.00. Elle finit les jeux avec 7 dix, trois médailles d'or, une d'argent, une de bronze.

Lola Lafon a passé une partie de son enfance en Roumanie. Elle romance ce mythe, qui dépasse largement le sport, pour en faire un très beau livre. Elle nous explique pourquoi, quand on revoit ces images 38 ans après, on est toujours fascinés, par la beauté inqualifiable de ce corps en mouvement, un corps qui n'est plus en enfance, pas encore celui d'une femme, ce que Comaneci paiera plus tard, et là débute en fait le travail de Lola Lafon.

Ce qui est troublant chez Nadia Comaneci, c'est cette admiration planétaire, alors qu'elle était l'incarnation d'un régime redoutable. Formatée par un système qui faisait de ses gymnastes des outils de propagande, pour le régime du tyran, Nicolas Causescu.

Dans le roman, très documenté, il y a, malgré ce poids énorme, la dureté des entrainements, un être libre avec a une force incroyable. Comaneci fuira la Roumanie avant la chute du régime en 1989, ce qui nous fascine avec Lola Lafon c'est que le mystère perdure.

La petite communiste qui ne souriait jamais , de Lola Lafon, chez Actes Sud.

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