"Amy", un documentaire en forme de pamphlet tragique

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Le documentaire "Amy" sort en salles, un mois et demi après sa projection hors compétition, au festival de Cannes. Le réalisateur Asif Kapadia y retrace l'histoire d'Amy Winehouse, morte en 2011 à 27 ans après une carrière fulgurante. On y redécouvre une chanteuse exceptionnelle, mais aussi le poids de ses démons et de ses proches.

Toute la vie d'Amy Winehouse est dans ses chansons... Jeune fille sans histoires de la banlieue nord de Londres, puis star planétaire, sa voix incroyable, déchirante, reste le plus beau souvenir. Ses doutes, ses peurs, son mal-être, tout cela est présent dès l'adolescence, et le film d'Asif Kapadia suit cette écriture ; à chaque chanson correspond un thème, une archive, un morceau de vie d'une honnêteté désarmante.

A travers les archives, on découvre aussi une autre Amy Winehouse, heureuse, souriante, comme une gamine de 15 ans à l'anniversaire d'une amie.

Entraînée vers la noirceur, elle l'a été par son petit ami, Blake Fielder, d'abord. La drogue, les alcools forts, les soirées de défonce, ils partagent tout. Dans son deuxième album, cet immense succès, elle raconte dans la chanson Rehab avoir refusé la désintoxication. A la manœuvre aussi, son père qui la considère grosso modo comme une machine à cash. Un père qui ne s'est pas privé de dire tout le mal qu'il pensait de ce documentaire.

Mais c'est nous tous, au sens large, que vise Asif Kapadia. La descente aux enfers d'une jeune femme dépressive, malade, fragile, traquée comme une bête par les paparazzis ; Amy est aussi le portrait d'une immense artiste, morte de n'avoir eu les armes pour reprendre sa vie en mains.

Amy , documentaire d'Asif Kapadia, en salles le mercredi 8 juillet.

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