Que devient Émilie Andéol, championne olympique de judo à Rio ?

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En 2016, aux Jeux Olympiques de Rio, la judokate française Émilie Andéol décroche la médaille d'or dans la catégorie des plus de 78 kilos. 

Le 12 août 2016, lors des Jeux olympiques de Rio, Émilie Andéol décroche la médaille d'or en judo, dans la catégorie des plus de 78 kilos. C'est le premier titre olympique pour la Française de 27 ans. "Franchement, je ne réalise toujours pas que je suis championne olympique ! Franchement, je n'aurais pas pu imaginer plus beau que ça ! Je l'ai fait, j'ai réussi à le faire et c'est énorme", exulte la jeune femme à la sortie du tatamis.

Un kimono doré et une médaille lourde à porter

Depuis son titre, Émilie Andéol se présente sur les tatamis avec un kimono dont le dos est doré, synonyme de médaille d'or olympique. Mais ce kimono si spécial n'a pas vraiment porté chance, pour l'instant, à la judokate. Elle a été victime de blessures à répétitions et, ensuite, éliminée dès le premier tour des championnats d'Europe face à une modeste adversaire.

Émilie Andéol reconnaît que sa médaille d'or est parfois lourde à porter. "Mon statut de championne olympique était un peu dur à digérer, explique-t-elle. Moi qui pensais que ça n'allait rien changer du tout sur le coup, au final ça change énormément de choses. En gros, comme je suis championne olympique, je dois toujours tout gagner. On n'a plus le droit à l'erreur en fait."

"Par exemple, la fille qui m'a battu aux championnats d'Europe, pour elle, je pense que c'était comme si elle avait gagné la compétition alors que c'était que le premier tour"; ajoute Émilie Andéol.

"Vivre des choses extraordinaires"

Bien sûr, Émilie Andéol "adore être championne olympique", mais elle regrette parfois le relatif anonymat dont elle disposait parfois. "Il y a un an, je pouvais aller à une compétition et les gens ne s'intéressaient pas forcément à moi, raconte la championne. Maintenant, quand je vais à un endroit, tout le monde s'intéresse à moi. Être au centre de l'attention fait un peu bizarre. C'est pour cela que je préfère quand je pouvais passer un peu plus inaperçue."

Toutefois, la médaillée olympique relève quelques points positifs à son nouveau statut, comme le fait "de vivre des choses extraordinaires", comme être invitée sur le Tour de France et à Rolland Garros, donner des coups d'envoi de matches, participer à la journée olympique pour les JO de Paris 2024 et "redonner le sourire à des enfants" lors de galas. "Plein de choses que je n'avais pas la chance de vivre avant d'être championne olympique", poursuit-elle. 

Prochain défi : championne du monde

En 2017, Émilie Andéol n'a pas été épargnée par les blessures. "J'ai toujours les mêmes problèmes aux genoux, si bien que ma saison est différente. On adapte. Dès que mes genoux me font trop mal, on me met en repos pour que je puisse reprendre bien", détaille la judokate.

Il lui reste encore un défi à relever : être championne du monde, la semaine prochaine, en Hongrie. La judokate s'envolera mercredi 30 août pour Budapest, avec l'espoir d'ajouter ce titre à son palmarès. "Cela me tient vraiment à coeur, pour que ma carrière soit encore plus aboutie, confie Émilie Andéol. Etre championne du monde, cela voudra dire que j'ai été championne dans toutes les compétitions majeures." .

Elle ignore encore si elle pourra défendre son titre olympique aux JO de 2020 et assure qu'elle fera "tout pour", mais elle "préfère avancer année après année". "Si je suis toujours là en 2019, je serai là en 2020 pour défendre mon titre à Tokyo [pour les prochains JO]", conclut la championne de judo. 

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