Natalia Baleato, directrice apaisée de la crèche Baby-Loup

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27 novembre 2013. Nouvel épisode judiciaire dans l'affaire de la crèche Baby-Loup, de Chanteloup-les-Vignes. La cour d'appel de Paris confirme le licenciement de l'employée qui refusait de retirer son voile.

 La directrice de l'établissement depuis 1991, - Natalia Baleato - est rassurée. "C'est un soulagement, bien sûr, nous pouvons nous consacrer aujourd'hui au travail pour lequel nous avons été créés. Nous devons travailler dans le calme ". Après avoir frôlé la fermeture définitive, la crèche Baby-Loup a rouvert ses portes fin mars, dans la ville voisine de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, dans les anciens bâtiments de la sécurité sociale. L'établissement accueille 250 enfants de familles monoparentales, 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

 

L'affaire a connu, fin juin, son épilogue judiciaire avec la validation définitive du licenciement de l'employée. Fin, donc, de ce feuilleton, qui aura laissé des traces, explique aujourd'hui la directrice, propulsée bien malgré elle sous les projecteurs. "Il y a eu des moments de découragement parce qu'on n'a pas toujours trouvé beaucoup de soutien. On avait seulement deux solutions : fermer définitivement ou déménager ", explique la directrice.

 

"On a contribué au débat, à l'histoire de la petite enfance en France"

(Natalia Baleato, directrice de la crèche Baby-Loup)

 

L'établissement a donc déménagé de quelques kilomètres. "On a été quatre ou cinq personnes prises à partie. On n'allait plus dans la cour parce que les ordures étaient jetées des étages. J'avais interdit d'aller chercher le pain avec les enfants parce que les salariées se faisaient insulter ". L'éloignement géographique a apporté une certaine sérénité dans l'établissement. "Nous avons des locaux qui sont très bien, les familles sont contentes. On travaille à nouveau normalement et on a oublié tout ce qui s'est passé à Chanteloup-les-Vignes ".

 

L'affaire de la crèche Baby-Loup est devenue emblématique dans le débat sur la laïcité. "On a contribué au débat, à l'histoire de la petite enfance en France ", explique Natalia Baleato, qui se dit favorable à une loi sur la neutralité dans le secteur de la petite enfance, comme l'a proposé une sénatrice. Début juillet, la Cour européenne des droits de l'homme a rendu une décision très attendue. La juridiction a validé l'interdiction, en France, du voile islamique intégral dans les espaces publics.

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