Ils ont fait l'actu. Que devient Roland Marchal, chercheur au CNRS libéré après avoir été détenu près de 10 mois en Iran ?

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Comme tous les étés, Sébastien Baer revient sur les événements marquants de l'année. Et ce sont ceux qui les ont vécus qui les racontent. Vendredi, Roland Marchal, arrêté pour espionnage. Il a été libéré au bout de près de 10 mois mais sa compagne, Fariba Adelkhah reste en prison.

20 mars 2020. Après neuf mois et demi de prison en Iran, le chercheur français Roland Marchal est libéré. Ce chercheur du CNRS de 64 ans avait été arrêté à son arrivée à Téhéran avec sa compagne et accusé d'espionnage. Pour Roland Marchal -emprisonné en pleine épidémie de coronavirus, cette libération marque la fin de neuf mois d''interrogatoires à répétition et de tortures psychologiques. "J'avais tellement espéré avant, que je ne voulais plus espérer pour rien. Tout d'un coup, c'est la lumière, le soleil et puis ce n'est plus le périmètre de 24 mètres" confie Roland Marchal quelques instants après sa libération. Quatre mois plus tard, la joie et le soulagement du chercheur ne sont pas complets puisque Roland Marchal a dû abandonner sa compagne Fariba Adelkhah dans sa prison de Téhéran.

En mai, l'anthropologue franco-iranienne a été condamnée à cinq ans de prison pour "collusion en vue d'attenter à la sûreté nationale". Roland Marchal, lui, reste marqué par l'arbitraire et l'isolement dont il a souffert dans sa prison iranienne. Depuis son retour à Paris, le chercheur tente de se reconstruire. "Cela va bien mieux qu'au début mais il y a toujours des moments difficiles" dit celui qui tente de rattraper le temps perdu, ces neuf mois et demi de captivité. Malgré ces moments difficiles passés dans les geôles iraniennes, Roland Marchal se dit opposé à tout boycott de l'Iran par la France, mais il ajoute : "On ne peut pas décider d'envoyer des chercheurs en sciences sociales dans des pays où, par définition, ils sont considérés comme des espions dormants". Roland Marchal entend bien reprendre ses activités de chercheur à la rentrée de septembre. Plus que tout, il est impatient de partir au Kenya, au Soudan et en Centrafrique, pour rattraper tous les voyages qu'il avait prévus et qu'il n'a pu réaliser, à cause de sa mésaventure iranienne.  

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