Il était une fois en Amérique : 2016, le FBI achève Hillary Clinton

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Alors que l'élection présidentielle se profile aux États-Unis, retour pendant tout l'été sur des épisodes marquants de l'histoire politique américaine.

C’est ce qu’on appelle "une surprise d’octobre". Un événement inattendu qui change le cours d’une élection présidentielle américaine le mois précédent celle-ci. Et en 2016, personne ne l’avait vu venir. L’affaire des emails empoisonne la campagne d’Hillary Clinton depuis le printemps 2015 quand le New York Times avait révélé que, à l’époque où elle était secrétaire d’État, elle avait utilisé un serveur privé pour envoyer ses mails. Une pratique illégale, car dangereuse en terme de sécurisation.

En juillet 2016, Clinton pense en avoir fini avec cette histoire lorsque le directeur du FBI, James Comey rend un rapport accablant sur la négligence de la secrétaire d’État mais ne recommande pas de poursuite, sans preuve de la volonté de violer intentionnellement la loi ou d'essayer de cacher quelque chose en utilisant le serveur privé. Trump en fait pourtant un argument de campagne, faisant hurler à ses militants d’envoyer Clinton en prison.

On aurait pu en rester là, mais le 28 octobre 2016, onze jours avant le scrutin présidentiel, James Comey annonce que les équipes du FBI vont rouvrir le dossier après la découverte de nouveaux mails d’Hillary Clinton sur l’ordinateur d’une collaboratrice. En meeting, Hillary Clinton s’étrangle. "Il est assez étonnant de mettre ça sur la place publique avec aussi peu d'informations et juste avant une élection, assène-t-elle. C'est sans précédent et très troublant." À deux jours du vote, le 6 novembre 2016, le FBI confirme qu'il ne poursuivra pas Hillary Clinton car les conclusions sont les mêmes que celles du mois de juillet. Mais le mal est déjà fait.

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