Il était une fois en Amérique : 2008, les larmes d'Hillary Clinton

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Alors que l'élection présidentielle se profile aux États-Unis, retour pendant tout l'été sur des épisodes marquants de l'histoire politique américaine.

Nous sommes au début du mois de janvier 2008, Duffy, nouvelle voix féminine de la soul made in UK a déferlé sur les États-Unis où ont démarré les primaires. Du côté démocrate, ça commence fort. Dans l’Iowa, Barack Obama l’emporte et Hillary Clinton, la favorite, n’est que troisième. Elle s’envole alors immédiatement pour le New Hampshire, à Portsmouth.

Lors d’une rencontre filmée avec quelques citoyens, une femme, Marianne Pernold Young, se lève et demande à la candidate comment elle fait pour tenir face à une telle pression, en tant que femme dans ce monde d’hommes. Hillary Clinton lui répond : "C'est quelque chose de vraiment personnel pour moi. Ce n'est pas juste politique ou publique. Je vois ce qu'il se passe et nous devons l'inverser." La voix d’Hillary se casse, les larmes ne sont pas loin.

Le buzz est énorme. Pour beaucoup de commentateurs, ces larmes sont fausses et visent uniquement à rendre la candidate démocrate plus humaine. La grande journaliste du New York Times Maureen Dowd rapporte ainsi avoir entendu un reporter plaisanter ainsi : "Ces pleurs faisaient très authentiques, je parie qu’elle a passé des heures à y réfléchir."

Dans la foulée, Hillary Clinton doit faire le tour des médias pour défendre ses larmes. Sur CNN, elle est obligée de faire une confidence à John Roberts : "Le fait est que j’ai des émotions, je sais que certains en doutent." Mais pire encore, pour beaucoup, une femme qui pleure est immédiatement disqualifiée pour la présidence. Sur Fox News, on se demande si elle pleurera ainsi face au dictateur nord-coréen.

Beaucoup de nos dirigeants ont pleuré, mais avec une femme, les choses sont différentes.

Hillary Clinton

à NBC

Sur le plateau de l’émission Access Hollywood sur NBC, Hillary Clinton évoque ce qu’elle appelle : "Le deux poids deux mesures auquel fait face une femme candidate à la présidence. Si on devient trop émotive, cela vous dessert. Un homme peut pleurer, nous le savons tous, mais pas une femme." Hillary Clinton a vu juste, malheureusement pour elle, c'est Barack Obama qui se lancera dans la course à la présidentielle américaine

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