Il était une fois en Amérique : 1988, Michael Dukakis et son tank

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Alors que l'élection présidentielle se profile aux États-Unis, retour pendant tout l'été sur des épisodes marquants de l'histoire politique américaine.

Pendant que les États-Unis dansent sur Rick Astley à l’automne 1988, les journalistes américains hurlent de rire en voyant le candidat démocrate Michael Dukakis débarquer devant eux, minuscule, sur un tank énorme pour une opération de communication plutôt ratée. Ils décrivent alors le candidat à la présidentielle comme un enfant qui rêve de jouer à Rambo.

Mais quelle mouche a piqué le sénateur du Massachusetts ? Favori durant l’été, jusqu’à 17 point d’avance fin juillet, Dukakis a vu Bush revenir à sa hauteur puis le dépasser, c’est le cas de le dire. Le VP de Reagan se moque de la taille de Dukakis. On le compare à un enfant, qui n’y connaît rien aux choses militaires et qui sera incapable d’affronter l’URSS.

Alors, pour répondre, la campagne démocrate a l’idée de le faire monter dans ce fameux tank, avec un casque sur la tête. C’est la pire idée possible. Les rires des journalistes en témoignent. Le président Ronald Reagan fait la blague la plus drôle de la campagne : "On n’a pas vu une telle transformation depuis Dustin Hoffman dans Tootsie."

Pire que tout, Dukakis sur son son char offre une publicité presque gratuite à Bush. Sur les mêmes images, le candidat républicain fait la liste des armes que le sénateur a refusé de financer et des opérations militaires américaines qu’il n’a pas soutenues. Puis pour conclure : "Et maintenant, il veut être le commander in chief. L'Amérique ne peut se permettre ce risque." En montant sur ce char, le 18 octobre 1988, Dukakis a dit adieu à son rêve présidentiel.

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