Nigéria : quand les prostituées mettent les mains dans le cambouis

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En plein débat, en France, sur la pénalisation des prostitués et de leurs clients, au Nigéria, une femme a décidé de s'attaquer à ce business  fructueux de la prostitution. Elle n'est ni politique, ni militante, ni policière. Juste garagiste. Elle arrache des jeunes filles aux filières pour leur apprendre un métier : la mécanique

Son nom, c'est Sandra Agebor. Mais au
Nigéria tout le monde l'appelle "The Lady Mechanics ". Pourquoi ? Parce
que c'est la première femme mécanicienne dans son pays.

Elle aurait pu continuer à mener sa
petite vie prospère et
profiter de sa notoriété naissante mais un évènement l'a fait changer d'avis.

A "Benin City ", sa
ville d'origine, beaucoup de ses proches sont tombés dans les filets des réseaux
mafieux de prostitution. Beaucoup d'entre elles en sont ressorties, usées,
salies, détruites des trottoirs de Lagos ou d'Europe. Alors un jour, elle s'est dit : "Mais pourquoi ne pas leur apprendre un métier ? " Ce sera réparer des voitures. Alors depuis les années 2000, la
machine "Lady Mechanics " ne s'arrête plus une seconde, toujours
les mains dans le cambouis. Pour ces portraits SHAMENGO, la journaliste Catherine Bertillier l'a rencontrée.

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