Le regard vers le futur de We Demain : la révolution dans les assiettes

We Demain et l'alimentation de demain. Bactéries lumineuses et arbres fluorescents. Et les projets fous des apprentis-sorciers du climat

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L'invité de l'Hyper revue de presse : François Siegel, l'un des fondateurs du magazine We Demain qui est à l'affût de toutes ces tendances, de toutes ces découvertes qui vont bouleverser notre vie quotidienne dans les années qui viennent. C'est ce qui fera aussi l'actualité sur France Info en 2020 ou 2030. Aujourd'hui, on va parler de tout ce qui va arriver dans nos assiettes. C'est incontournable : pour nourrir les milliards d'habitants de plus qui vont peupler la planète d'ici quelques décennies, il faut réinventer l'alimentation.

L'invention du jour : une idée pour remplacer l'éclairage des vitrines
désormais interdit la nuit.
Il y avait moins de lumière cette nuit dans l'espace urbain : pour économiser
l'énergie, l'éclairage des commerces et des bureaux est donc désormais
restreint la nuit, la nouvelle disposition est entrée en vigueur hier. Ce que
certains regrettent. La biologie de synthèse pourrait être une alternative : Les
Echos
signalent qu'une équipe d'élèves ingénieurs et de designers vient de
présenter une invention qui pourrait changer le visage de nos villes.

Pour remplacer l'éclairage électrique, ils ont mis au point des adhésifs contenant
des bactéries bioluminescentes à coller par exemple sur les vitrines des
magasins. Consommation électrique zéro, et de la lumière garantie toute la
nuit. Il faudra juste patienter quelques années avant la commercialisation
effective du système.

Ce qui laisse penser qu'on se promènera un jour dans des paysages vraiment
surprenants, puisque dans un autre projet évoqué récemment, des chercheurs
tentent d'obtenir des arbres génétiquement modifiés pour être lumineux la nuit
pour remplacer l'éclairage public. Ce qui n'est pas totalement farfelu puisque
des scientifiques uruguayens ont annoncé il y a quelques jours la naissance de
moutons transgéniques fluorescents grâce à l'utilisation de gènes de méduses. A
lire notamment sur futura-sciences.com
. Des troupeaux de moutons fluorescents
et des arbres lumineux, de quoi rendre nos rues et nos campagnes
psychédéliques...

On reste dans la prospective, avec d'autres projets un peu fou sur la
manipulation du climat...

Et
c'est toujours à lire dans cette page "prospective" des Echos
avec les explications de Jacques Henno...
Pour lutter contre les
conséquences des gaz à effet de serre, certains scientifiques proposent de
modifier la nature. Des mesures radicales pour tenter d'éviter un réchauffement
climatique de plusieurs degrés d'ici 50 ou 100 ans, avec le cortège de
calamités qui pourrait accompagner le réchauffement, les pénuries alimentaires,
les déplacements de population, des canicules ou des cyclones sans précédent.

Face aux limites de la réduction des émissions de gaz à
effet de serre et aux limites des changements de comportement, une troisième
voie est en train d'apparaître : l'ingéniérie climatique planétaire, ou encore
la géo-ingéniérie.

Une science balbutiante, mais qui génère déjà les projets les plus fous : un
climatiseur géant par exemple en envoyant dans l'espace des miroirs géants pour
réfléchir jusqu'à 10 pour cent du rayonnement solaire pour diminuer la chaleur
sur Terre. Une variante consisterait à mettre sur pied un pont aérien de
centaines d'avions pour aller injecter du soufre dans la stratosphère, là
encore pour filtrer la lumière solaire, c'est ce qui se passe d'ailleurs
naturellement en cas d'éruption volcanique.

On imagine aussi de recouvrir les déserts d'aluminium là encore pour réfléchir
la lumière. Parmi les autres projets qui paraissent délirants, l'augmentation
de la quantité de mousse à la surface de la mer pour la rendre plus
réverbérante, ou encore l'idée de répandre du fer dans les océans pour stimuler
le phytoplancton, qui transforme le carbone en oxygène.

Le petit problème, c'est que personne ne peut vraiment anticiper d'éventuels
effets secondaires. Avec tous ces projets, les géo-ingénieurs, ces nouveaux
apprentis-sorciers veulent bousculer la nature, au risque d'appliquer un remède
pire que le mal, ce qui est la grande crainte d'autres scientifiques, qui
voient surtout dans tous ces projets le risque de voir le climat se dérégler
pour de bon.  

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