L'armée française a-t-elle fait tomber Cahuzac ?

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L'armée française visée par des coupes budgétaires a-t-elle fait chuter Jérôme Cahuzac ? Et le médiateur de Radio France

Un épisode de plus dans le feuilleton de l'affaire Cahuzac, un  feuilleton de plus en plus rocambolesque. Avec cette question posée dans un magazine suisse : qui a vraiment eu la peau de Jérôme Cahuzac ? Et la réponse de L'Hebdo est du genre surprenante : pas de cabale politique, c'est l'armée française qui a fait tomber l'ex-ministre du Budget. Pourquoi l'armée, parce qu'elle craignait d'être la première victime des coupes budgétaires exigées par Bercy.

Selon L'Hebdo , repris par La Tribune de Genève , dans la grande tradition des "vieilles méthodes des Renseignements généraux", des éléments des services secrets - instrumentalisés par le lobby militaro-industriel - auraient tuyauté la justice, d'où l'accélération du destin judiciaire de l'ancien ministre.

Avec ce commentaire d'une gorge profonde française au sein de l'armée interrogée par le magazine suisse : "on ne s'attaque pas impunément à nous. Cahuzac a voulu notre mort. Nous avons eu sa peau".

Le journal suisse précise par ailleurs qu'un certain nombre d'informations seraient gardés au chaud par les services secrets, pour conserver une sorte de "force de frappe" sur les politiques en cas de besoin. C'est ce qui ressort d'un document collectif signé par des officiers de la DCRI, la Direction centrale du renseignement intérieur, document remis confidentiellement en février au groupe de travail parlementaire sur les exilés fiscaux.

Ce document n'est pas un fantasme : il a été dévoilé par Antoine Peillon le 4 avril dans La Croix qui parlait d'un réquisitoire d'une sévérité inédite. C'est toujours à lire sur la-croix.com .

Pour résumer, et on est bien au-delà de l'affaire Cahuzac, ce document remis aux parlementaires par des officiers des services secrets conclut que le fonctionnement actuel de leur propre service - la DCRI - représente "une entrave majeure à la justice en matière de lutte contre la fraude fiscale". Un chantier de plus pour le choc de moralisation voulu par François Hollande. Et un morceau d'anthologie pour "L'Art français de la guerre"...

Le rendez-vous avec le médiateur de Radio France
Jérôme Bouvier :
réponse aux auditeurs après leurs remarques sur la
chronique "Le vrai du faux" de Gilles Halais revenant sur des propos
de la ministre de l'Energie Delphine Batho sur l'énergie nucléaire, énergie
"décarbonnée" selon la ministre. Faux, concluait Gilles Halais, il
réexplique pourquoi et comment il en est arrivé à cette conclusion.

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