Fillon dans le Monde, 35 heures et l'affaire Manaudou

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Dans la presse d'abord cette interview de François Fillon, elle sera cet après-midi dans le Monde...

Le Premier ministre livre quelques détails sur la réforme des institutions et visiblement il marche sur des oeufs constitutionnels : finalement, le gouvernement se dirige vers une réforme limitée à l'accroissement des pouvoirs du Parlement.
Sur un autre sujet sensible, prudence aussi : François Fillon déclare qu'il veut prendre encore un peu de temps pour discuter de l'introduction d'une dose de proportionnelle aux législatives et de la possibilité pour le président de prendre la parole devant le Parlement.
L'exécutif renonce également à légiférer sur le cumul des mandats pour les ministres et les députés.

Enfin dans cet entretien accordé au Monde, sur le social, François Fillon donne un peu d'oxygène : il annonce qu'il accorde un délai supplémentaire aux partenaires sociaux pour discuter du nouveau contrat de travail. Il se donne jusqu'à l'été pour que cette réforme soit votée.
L'interview est dans le Monde à paraître cet après-midi.

Sinon dans la presse de ce matin, les journaux régionaux s'interrogent beaucoup sur l'avenir des 35 heures...

C'est le vote qui ébranle les 35 heures à la une d'Ouest-France, leur bulletin de vote à la main, les employés de l'usine Continental de Sarreguemines viennent d'ouvrir une brèche dans le rempart de la rigidité sociale à la française, en décidant de revenir aux 40 heures racontent les Dernières Nouvelles d'Alsace. Non pas explique Jean-Claude Kiefer pour faire plaisir au président qui demande de travailler plus pour gagner plus, mais pour répondre aux défis économiques car dit-il, les 35 heures des lois Aubry sont obsolètes. En dix ans tout a changé dans la donne économique...

La solution pour s'adapter, sortir des 35 heures mais surtout au cas par cas, il faut suivre l'exemple de Sarreguemines disent les Dernières Nouvelles d'Alsace... Oui dit aussi Pierre Taribo dans l'Est républicain, ce qu'il faut c'est de l'audace et de la souplesse, d'autant plus que le gouvernement a mal blindé son projet pour sortir du carcan des 35 heures, cette singularité française complètement déconnectée des réalités de la mondialisation.

Justement sur les projets du gouvernement pour les 35 heures, le rachat des RTT, et les projets pour le pouvoir d'achat, vos journaux régionaux sont plutôt sceptiques, comme la Montagne à Clermont-Ferrand : d'usines à gaz en bouts de ficelle, on fabrique un étonnant paradoxe dit Daniel Ruiz, et les salariés commencent à se demander s'ils ne sont pas en train d'échanger du temps libre contre du pas grand chose... Confusion autour du rachat des 35 heures, c'est aussi le mot employé dans la Dépêche du Midi et dans l'Est républicain.

Tout autre chose, Nicolas Sarkozy en Afghanistan...

Le voyage était prévu au printemps, mais le Figaro annonce une visite-éclair avant Noël...
Le chef des Armées dit le Figaro se rend sur le front des troupes. Mais pas de détail précis pour des raisons de sécurité...
Sarkozy à Kaboul, le Figaro explique qu'à Washington et à Londres, le symbole sera très apprécié, à Washington qui demande l'OTAN de s'engager davantage et à Londres qui fait de l'Afghanistan sa priorité sur ce front incandescent de la guerre contre le terrorisme.
Sarkozy, le président Bling Bling à la une de Libération, qui s'est penché sur le style présidentiel bouleversé par Nicolas Sarkozy, ce qui donne à la une du Figaro, la fin des tabous sur la vie privée, avec la liaison entre le chef de l'Etat et Carla Bruni qui rouvre le débat sur l'intimité des personnes publiques.

La frontière dit le Figaro est de plus en plus perméable, s'il y a quelqu'un qui en sait quelque chose, c'est Laure Manaudou... à son corps défendant. C'est la nouvelle affaire Manaudou, à la une du Parisien-Aujourd'hui en France, Qui en veut à Laure demande la Dépêche du Midi, pour l'Equipe, à huit mois du rendez-vous capital des Jeux Olympiques, Laure Manaudou se retrouve face à une nouvelle épreuve au bout d'une année déjà marquée par autant de tourments que d'exploits. Que lui arrive-t-il cette fois, après ses peines de coeur, et bien des photos intimes se retrouvent sur Internet, ses avocats menacent de porter plainte... Mais trop tard les photos se répandent comme un virus dit le Parisien, c'est la vengeance numérique sur internet, explique un avocat spécialisé dans le droit des nouvelles technologies. C'est loin d'être la première affaire du genre et de plus en plus les célébrités ne sont pas les seules victimes, ça peut arriver à tout le monde... C'est le corbeau électronique... Le Parisien précise d'ailleurs que la loi va s'adapter en créant une nouvelle incrimination, après le harcèlement téléphonique, le harcèlement numérique.
Ceux qui mettent en ligne ce genre de clichés doivent savoir que déjà actuellement ils risquent jusqu'à un an de prison et 45 000 euros d'amende...

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