Du bonheur, des doutes et une bonne nouvelle

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Dans le flot de l'actualité pas toujours réjouissante, la presse s'interroge ce matin sur le bonheur des Français...

Le Figaro et Libération s'intéressent à une enquête du Centre d'analyse stratégique qui dépend de Matignon et qui s'est penché sur le bonheur des Français et des Européens.
Conclusion : un score à donner du bonheur à un stalinien, 90 pour cent des Français se déclarent heureux, en voilà une bonne nouvelle pour Matignon qui a commandé l'étude.

Mais ce n'est pas si simple : le paradoxe que retiennent le Figaro et Libération, c'est que les Français sont beaucoup plus pessimistes que de raison avec une terrible peur de l'avenir et d'abord la crainte de la pauvreté pour eux ou leurs enfants.
Pourquoi, une réponse selon Libération : à cause d'un taux de chômage supérieur à la moyenne et des inégalités face à l'emploi, plus qu'ailleurs les femmes et les seniors en sont exclus.
Une autre explication que retient le Figaro : la fracture entre générations, d'un côté les plus de 40 ans, relativement privilégiés et protégés, et de l'autre les jeunes générations confrontées à la transformation du marché du travail et à la fin d'un modèle hérité de l'après-guerre.
Illustration : les crises récentes dans les banlieues ou la fronde contre le CPE.
Encore plus inquiétant : la défiance générale, les Français qui sont nombreux dans cette enquête à se méfier du Parlement, de leur justice ou de leur police.

Le bonheur, pourtant, c'est autre chose que des chiffres dans une étude : Ce bonheur sur mesure, c'est la une de Philosophie Magazine, qui s'interroge sur le bonheur formaté récupéré par le marketing sentimental et l'optimisme forcé du coaching d'entreprise, ce bonheur artificiel récupéré par l'économie de la production du bien-être. D'ailleurs les hommes parlent-ils de la même chose quand ils parlent du bonheur se demande Philosophie magazine, si c'est non, il faut oublier les sondages et autres enquêtes et l'idée d'un bonheur national qui n'aurait tout simplement pas de sens. A chacun son bonheur, cette question et beaucoup d'autres dans le passionnant dossier de Philosophie magazine...

Sinon loin du bonheur et de la philosophie, la presse revient encore largement ce matin sur l'affaire de l'arche de Zoé...

Avec ce matin beaucoup de questions autour de l'association humanitaire elle-même : L'équipée de l'Arche de Zoé vire au naufrage humanitaire à la une du Midi libre, la Provence et la Charente Libre épinglent les Pieds nickelés de l'humanitaire, "Les raisons d'un naufrage" à la une de Libération, qui évoque l'amateurisme de l'ONG mais aussi la passivité des autorités françaises, le quai d'Orsay était au courant, pourquoi n'a-t-il pas réussi à empêcher l'opération demande Libération qui suggère des défaillances du côté de l'ambassade de France à N'Djamena.
L'Arche de Zoé, c'est une étrange association dit le Parisien, car le quotidien rappelle que sur internet, les membres ou les sympathisants de l'ONG détaillaient bel et bien comment adopter des enfants des mois avant l'équipée au Tchad.
Le Figaro insiste sur l'autre aspect de l'affaire : Pourquoi la France condamne l'arche de Zoé, parce que les mésaventures des humanitaires compromettent les efforts de paix autour du Darfour, Paris redoute les conséquences sur le prochain déploiement de la force européenne.

Egalement dans la presse, une bonne nouvelle pour la Bretagne ?

Ouest France annonce à la Une la bonne nouvelle pour la Bretagne : le feu vert pour le TGV breton, ça y est, c'est une date historique pour Ouest France, le Premier ministre a signé le décret déclarant d'utilité publique et urgente les travaux de la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de la Loire entre Rennes et le Mans.
Rennes sera à terme à une heure et demie de Paris et Nantes à 1 heure 50.
Mise en service promise pour la fin 2012.
En revanche, la Voix du Nord s'interroge sur un autre projet qui lui est menacé, le projet d'autoroute A24 : au nom du développement durable, les projets autoroutiers n'ont plus le vent en poupe, et selon la Voix du Nord, le Grenelle de l'Environnement semble avoir donné le coup de grâce au projet d'autoroute entre Amiens et la frontière belge.

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