Quand la fête des pères n'était qu'un sketch loufoque (1950)

--'--
--'--
Copié dans le presse-papier !

En 1950, le génial Ferdinand Lop imagine une "fête des pères". Deux ans plus tard, elle est effectivement fixée le 3ème dimanche de juin. L'origine reste floue : mercantile ou non ?

Retour  le 22 juin 1950. C’est un grand jour pour les pères…

 

En 1950, ce n’est encore qu’un sketch, sorti de l’imagination fertile de l’immense Ferdinand Lop, figure du quartier latin, celui qui voulait nationaliser les maisons closes pour que les filles aient les avantages des fonctionnaires ou encore celui qui voulait l'octroi d'une pension à la femme du soldat inconnu.

Une fête des pères c’est encore assez aberrant, mais bientôt, très bientôt même, en 1952, elle prend place dans le calendrier, le 3ème dimanche du mois de juin. L’initiative en revient à Roland Pozzo di Borgo qui répond à une critique que l’on entend très souvent. Il est l’invité de Jacques Chancel dans Radioscopie , en juin 1969.

"C'est sûrement pas de la publicité. On dit toujours que la fête des pères est une affaire commerciale, que c'est une opération de marchands de cravates. C'est une fête nationale, née de façon presque spontanée"

Mais il y a débat. Selon certaines sources, la fête des pères aurait été inventée par un fabricant de briquet à gaz, le breton Flaminaire, et plus particulièrement son patron Marcel Quercia, très fort pour trouver des débouchés, que ce soit les cadeaux d’entreprises, les cadeaux de noël ou, donc, la fête des pères. Et effectivement au début des années 1950, on trouve des publicités avec pour slogan :

"Fêtes des Pères ! Offrez-lui un Flaminaire, le briquet qui tient ses promesses !"

 Mais comme le dit fort justement Roland Pozzo di Borgo…

"On ne peut pas dire qu'on a pris la Bastille pour faire vendre des drapeaux tricolores et de la limonade le 14 juillet. Et on n'ira pas dire parce que ça serait ridicule qu'on a fait naître le Christ le 25 décembre pour vendre des jouets."

 

Vous êtes à nouveau en ligne