Mitterrand/Kohl, une photo pour l'histoire

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A Douaumont, le 22 septembre 1984, le geste de François Mitterrand, inattendu et imprévu, fera plus que de longs discours sur l'amitié franco-allemande.

Retour  le 21 septembre 1984, veille de la grande cérémonie franco-allemande en souvenirs des morts de la Première Guerre mondiale. Quelques semaines après le 40ème anniversaire du débarquement au cours duquel François Mitterrand avait jugé inopportun d’inviter l’Allemagne de l’Ouest, c’est l’occasion de rappeler face à l’histoire et dans le contexte de la construction européenne la solidité de l’amitié franco-allemande.

François Mitterrand:

"L'Europe ne peut pas se faire sans un bon accord franco-allemand. C'est à cela que je travaille..."

Le lendemain, 22 septembre, le président français et le chancelier ouest-allemand se retrouvent à Douaumont, non loin de Verdun, lieu de la bataille des batailles, qui dura 300 jours et 300 nuits et au cours de laquelle environ 350.000 jeunes allemands et 350.000 jeunes français perdirent la vie.

Les deux hommes, sous la pluie, côte à côte devant un catafalque dont le cercueil vide est recouvert d’un drapeau français et allemand, déposé devant l’ossuaire de Douaumont écoutent immobile l’hymne Allemand. Puis alors que la Marseillaise commence à résonner, François Mitterrand  s’approche d’Helmut Kohl et fait ce geste historique et inattendu.

Images ô combien symbolique de l’amitié franco-allemande à l’heure où la France fait clairement le choix de la construction européenne.

Par ce geste, simple et fort, François Mitterrand, né l’année même de Verdun, en 1916, en faisait plus que tous les longs discours sur l’amitié franco-allemande. Et depuis, cette image est une référence à partir de laquelle on mesure l’état des relations entre les ennemis d’hier.

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