Le président de la République, ce chef qui console

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Les catastrophes naturelles sont des moments souvent tragiques au cours desquels le président de la république, par ses déplacements, apparaît comme un chef qui console.

Retour  au début du mois de juin 1856. Oui, je sais bien il n’y a pas d’archives sonores, mais l’événement mérite d’être relaté.

Les crues des fleuves sont fréquentes à l’époque. Mais les très fortes pluies de juin 1856 touchent simultanément le Rhône et la Loire. Pour ce dernier, la crue de 7,50 mètres a rompu les digues et entraîné la mort d’une trentaine de personnes dans le seul département du Maine et Loire.

L’évènement est tel que l’empereur Napoléon III s’est déplacé personnellement pour apporter son soutien aux populations.

Sur les tableaux de l’époque, au milieu de la foule, Napoléon III console et distribue lui-même de l’argent aux victimes des inondations.

 

Si François Hollande n’a pas donné d’argent directement, bien sûr, en annonçant un état de catastrophe naturelle imminent il accélère les indemnisations.

 

Cela en dit long sur la figure présidentielle. Ecoutez comment François Mitterrand, s’implique personnellement, ici après les inondations à Mâcon en décembre 1981:

 

"J'ai examiné tout cela avec les responsables et je me ferai informer, par le Premier ministre et le ministre de l'Interieur de la bonne exécution de ces décisions"

 

Tout juste élu, François Mitterrand, à la faveur de ce déplacement, endossait la figure paternaliste de celui qui console mais aussi celle du chef qui ordonne.

 Et la dimension politique d’un tel déplacement n’est jamais absente.

En 1856, si Napoléon III se rend à Angers c’est aussi parce que, dans cette région, a eu lieu, l’année précédente, la seule insurrection contre le Second Empire…

 

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