Le Parti Socialiste : 1971-2014 ?

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Lorsque François Mitterrand prend les rênes du tout nouveau parti socialiste en 1971 au Congrès d'Epinay, l'heure est la garantie de l'unité dans un parti fait de familles politiques longtemps séparées. Aujourd'hui, dans un PS miné par les tensions, Manuel Valls semble tenter de le faire exploser. 2014, miroir inversé de 1971.

François Mitterrand : la famille socialiste réunifiée

Le 13 juin 1971, le Congrès socialiste d'Epinay arrive à son terme. Le grand vainqueur, c'est François Mitterrand qui prend les rênes du tout nouveau Parti socialiste.

Deux ans plus tôt, en 1969 lors du Congrès d'Alfortville, dans l'espoir de rassembler l'ensemble des forces politiques de gauche non communiste, la vieille SFIO est remplacée par le Nouveau Parti socialiste qui se pare alors du poing et de la rose.

Et les questions que le tout nouveau Premier secrétaire soulève à la tribune résonnent encore dans l'actualité de ce mois d'octobre 2014.

"Les débats doivent être publics ! "

Martèle-t-il tout en invitant les socialistes à être:

"tous solidaires quitte à régler au sein du parti les différences "

Promesse de débats publics en rupture avec les logiques d'appareil qui dominaient jusqu'àlors et volonté de régler en interne les tensions potentielles. Cela peut sembler contradictoire.

Une famille à bout de souffle ? 

Tout cela n'est pas sans rappeler le contexte d'aujourd'hui. Un Parti socialiste sous le feu des Frondeurs et des anciens ministres qui étalent sur la place publique leurs critiques plus ou moins virulentes vis-à-vis du pouvoir socialiste. Parti qui considère que tout cela devrait se régler en interne ou lors du Congrès.

A tel point que Manuel Valls, sur fond de rupture idéologique avec le socialisme, en vient à faire une proposotion audacieuse.

Faire exploser le Parti socialiste. Et créer un nouveau rassemblement autour des idées progressistes dépassant le cadre du seul PS.

En 1971, la priorité de François Mitterrand était de garantir l'unité d'un nouveau parti rassemblant des familles politiques longtemps séparées. Comme un miroir inversé, quarante-trois ans plus tard, les tensions suggèrent la formation d'un nouveau parti sur la base d'une nouvelle idéologie.