L'Allemagne continue de verser des pensions à d'anciens collaborateurs, volontaires ou non, du régime nazi

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Ce sont plus de 2000 personnes qui, dans le monde, mais surtout en Europe et notamment 573 Polonais, touchent une pension de la part de l’Allemagne. Une pension versée selon une loi de 1951 à d’anciens collaborateurs du régime nazi, volontaires ou enrôlés de force dans l’armée allemande, la Wehrmacht. 

Ce sont plus de 2000 personnes qui dans le monde, mais surtout en Europe et notamment 573 Polonais, touchent une pension de la part de l’Allemagne.

Une pension versée selon une loi de 1951 à d’anciens collaborateurs du régime nazi, volontaires et enrôlés de force dans l’armée allemande, la Wehrmacht.  

On ne sait pas qui sont ces gens, ni s’ils appartiennent plutôt à la première ou à la deuxième catégorie, ce qui n’est tout de même pas équivalent !

En France, 54 personnes touchent cette pension, qui peut atteindre 1300 euros par mois, ce qui n’est pas rien ! Mais précisons que l’Etat allemand ne donne pas le nom des bénéficiaires, ni leur rôle dans l’armée allemande. En revanche, ce qui est sûr, c’est que la loi de 1951 excluait les SS et les condamnés pour crime de guerre de cette pension.  

D’anciens collaborateurs de l’horreur nazie qui obtiennent une pension, on a déjà connu ça en France

C’était en 1996. Le Canard Enchaîné évoque le cas d’un ancien waffen SS français, un Malgré-Nous, un enrôlé de force alsacien donc, officiant dans l’unité Das Reich coupable de l’horrible massacre d’Oradour-sur-Glane.

Ils sont 14 Français Malgré Nous dans cette division SS, 14 condamnés lors du procès de Bordeaux, mais 14 immédiatement amnistiés dans un climat  passionnel qui prend des allures de guerre civile. Le Limousin contre l’Alsace.

Alors quand en 1996, un ancien Malgré Nous blessé pendant la guerre demande une pension d’invalide de guerre permise par son statut d’amnistié, les plaies sont rouvertes. On hurle sa colère dans le Limousin. L’Etat refuse finalement de verser la pension. C’est alors que l’Alsace hurle sa colère. Ecoutez ici Jean-Jacques Weber, président du Conseil général du Haut Rhin, le 7 mai 1996…  

Je suis stupéfait. Nous ne pouvons pas laisser le reste du pays dans l'igorance du drame qu'on vécu nos compatriotes entre 1939 et 1945

Jean-Jacques Weber

Ces histoires rouvrent souvent des plaies que l’on croyait, à tort, cicatrisées…

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