Histoires d'Info. Les sondages ont-ils raison ?

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Il en arrive de nouveaux presque chaque jour : les sondages alimentent l'actualité politique chargée du moment. Souvent décriés mais sans jamais qu'on puisse s'en passer. A quel point peut-on leur faire confiance ?

Les sondages sont comme un vrai pot de Nutella. Sans cesse critiqués, mais on ne peut pas s'en passer.  

Le précédent Jacques Chirac

Le 28 mars 1981, Jacques Chirac, très en retard dans les sondages, donne son avis. Des mots qui pourraient être prononcés aujourd’hui par un autre candidat gaulliste : 

 "Vous savez, j'observe qu'il ne faut pas trop s'y fier. Nous venons de voir que les meilleurs instituts de sondage du monde, ceux qui existent aux Etats-Unis, se sont grossièrement trompés en ce qui concerne les élections américaines. Alors je vous dis, ne vous laissez pas influencer par les sondages. Ce ne sont pas les sondeurs qui votent, ce sont les électeurs et ils ne font généralement pas exactement le même choix. "

Jacques Chirac a raison. En 1980, les sondeurs américains ont longtemps donné la victoire à Jimmy Carter alors que Ronald Reagan l’a finalement emporté très largement. Pour le reste, malheureusement pour lui, Jacques Chirac ne sera que le troisième homme avec 18%, très loin derrière les 26% de Mitterrand et les 28% de Giscard.

Et les sondages à J-26 ?  

Si l'on regarde précisément tous les sondages aussi près du premier tour, on est en mesure de dire que oui, on peut leur faire confiance. Quand on prend les sondages à moins de quatre semaines du vote et qu’on les compare aux résultats du premier tour, s’il y a parfois des différences comme Jacques Chirac très surévalué en 1995, l’affiche du second tour est toujours donnée.

Enfin, presque toujours ...

"Notre sondage Ipsos en collaboration avec Le Point, sondage qui confirme que la situation est très serrée. Au premier tour, Jacques Chirac arriverait en tête, 24% il gagne 1 point ;  Lionel Jospin 22%, plus 1 également ; en troisième position Arlette Laguiller 10% devant Jean-Marie Le Pen et Jean-Pierre Chevènement 9%.  Au deuxième tour, égalité parfaite pour la deuxième quinzaine consécutive, 50-50 entre Jacques Chirac et Lionel Jospin." (France 2)

C'est le grand raté de 2002 : Jean-Marie Le Pen derrière Arlette Laguiller alors que deux semaines plus tard, il est bel et bien au second tour.

Pour autant, si cela donne de l’espoir à François Fillon, Benoît Hamon ou Jean-Luc Mélenchon cette année, ne tirons pas à boulets rouges sur les sondages qui, rappelons-le, ne sont jamais prédictifs mais proposent une photographie à un moment donné. Il est vrai qu’en 2002, la photographie devait cependant être un peu floue…

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