Histoires d'info. Les beaux perdants : Emily Brontë, l’auteure qui n’a pas vu son succès

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Ils ont subi un ou des échecs et ils ont été célèbres. Thomas Snégaroff nous fait revivre les moments les plus épiques de leur vie. Mercredi, l'auteure du livre "Les Hauts de Hurlevent" est décédée à l'âge de 30 ans avant que son oeuvre devienne un succés littéraire.

C’est d’une auteure dont nous allons vous parler aujourd’hui. La femme d’un seul livre et quel livre ! Elle s’appelle Emily Brontë et son livre Les Hauts de Hurlevent. L’auteure Lydie Salvayre, prix goncourt 2014 qui en a écrit une préface, évoque le mystère Brontë sur le plateau de La Grande librairie de François Busnel sur France 5 en mai 2018 :

Voilà une jeune femme (Emily Brontë) qui vit dans le bled le plus perdu de la terre. Aucune relation mondaine. Aucune relation dans le milieu littéraire.

François Busnel

à franceinfo

 Ce bled paumé dans lequel grandit Emily Brontë, ses sœurs, son frère et leurs parents est Haworth dans le Yorkshire. C’est là que les enfants se créent un monde imaginaire nourri d’articles et surtout de poèmes écrits notamment par Emilie en 1846. Des poèmes sont publiés à compte d’auteur par les sœurs Brontë à l’instigation de l’aînée Charlotte, impressionnée par le talent d’Emily. Mais dans ce monde d’hommes, mieux vaut se cacher derrière des patronymes masculins.

Le livre scandalise à sa sortie

L’année suivante, en 1847, toujours à compte d’auteur et toujours sous pseudonyme, Ellis Bell, Emily Brontë sort son premier et unique roman : Les Hauts de Hurlevent, qui scandalise tant le roman, au langage cru et aux passions déchaînées, s’éloigne radicalement de l’ordre moral victorien. Le public ne viendra à cet œuvre qu’après la mort de son auteure qui survient peu de temps après la sortie du livre. Emily contracte la turberculose et refusant de se faire soigner, elle mourra le 19 décembre 1848 à l’âge de trente ans.

Charlotte révèlera la véritable identité de l’auteur en 1850 mais le livre ne deviendra culte qu’à la fin du XIXe siècle, et plus encore dans la première moitié du siècle, où il sera également adapté au théâtre et au cinéma, en particulier en 1939 par le réalisateur américain William Wyler avec Merle Oberon et Laurence Olivier dans les rôles principaux.

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