Histoires d'info. Le "dieselgate", un scandale automobile planétaire

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En 2014, une fraude de la part de Volkswagen sur les émissions de CO2 de ses moteurs a fini par toucher plusieurs constructeurs automobiles dont le géant Audi. Si ce scandale a vu le jour il y a 4 ans, ces fraudes existaient déjà il y a plusieurs décennies. 

C’est un scandale qui n’en finit plus. En juin dernier, Rupert Stadler, numéro un du constructeur automobile Audi a été arrêté à son domicile de Bavière et placé en détention préventive : Il était au courant de l’installation de nouveaux logiciels truqueurs sur les moteurs diesel de modèles A6 et A7 et n’aurait rien fait pour les arrêter.
Il s'agit du "Dieselgate", cette fraude sur les émissions de CO2 et surtout de l’oxyde d’azote des moteurs, révélée en 2014, qui a d’abord touché Volkswagen. Des logiciels tricheurs permettaient d’afficher sur le V6 TDI de 3L de cylindrée des émissions d’oxyde d’azote neuf fois inférieures à la réalité ! L’oxyde d’azote est un gaz qui accélère l'effet de serre, le dérèglement climatique et constitue la principale source des pluies acides et de l’acidification des eaux douces. Depuis, d’autres moteurs et d’autres constructeurs ont été rattrapés par le même scandale.

Un scandale de longue date

En 1998, bien avant ce scandale, une confiance totale était accordée aux chiffres des constructeurs. Denis Astagneau, spécialiste d'automobile à France Inter, déclarait au micro d'Yves Decaens, le 6 octobre 1998 :

"Outre-Rhin pas de doute, le moteur le plus propre est le diesel et les Verts allemands ne disent pas le contraire. L'explication est que c'est le moteur qui consomme le moins et rejette le moins d'oxyde de carbone, le gaz responsable de l'effet de serre, donc du réchauffement de la planète. Les autres polluants du diesel sont piégés par le pot catalytique et l'on envisage pour bientôt un filtre à particules", explique Denis Astagneau.
"Quand cette technique s'applique aux petites cylindrées, c'est encore plus spectaculaire. Ainsi la Lupo TDI consomme effectivement 3 litres au 100km et Volkswagen revendique le titre de voiture la plus propre du monde, voilà au moins une bonne claque aux petites idées reçues." 

A l'époque, la spécialiste environnement de France Inter, Nathalie Fontrel, s'inquiétait déjà. Elle faisait bien car en effet, les constructeurs mentaient comme des arracheurs de dents.

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