Histoires d'info. Le centenaire du Traité de Versailles sera fêté cet été

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Pendant les vacances, Thomas Snégaroff se projette sur les commémorations de l'année à venir. Mardi : un événement diplomatique majeur, celui du centenaire du Traité de Versailles.

C’est un centenaire, celui du Traité de Versailles, qui a une grande actualité que nous allons célébrer le 28 juin 2019. 

Ce traité de paix n’a cessé d’être discuté depuis cent ans, une référence incontournable, ainsi qu’en témoigne cette archive radiophonique du mois de septembre 1946 : "Versailles qui fut le cadre des fêtes de Louis XIV a retrouvé pour un jour son animation oubliée. Dans le palais des rois, la République reçoit les hôtes de la conférence de la paix. Le chef du gouvernement Georges Bidault est venu accueillir les constructeurs de ce monde nouveau qui ne naît pas sans obstacle. Et dans la Galerie des glaces, remplie d'une foule démocratique, songeait aux ombres qui signèrent en 19 une paix si précaire."
 "Une paix si précaire", c’est ainsi que l’on présente en 1946 le Traité de Versailles préparé par la conférence de Paris qui avait commencé en janvier 1919.
La volonté de signer la paix à Versailles dans la Galerie des glaces et le 28 juin 1919 traduit symboliquement l’esprit du temps. L’esprit est revanchard. La France invite uniquement les vainqueurs de la guerre, là où précisément en 1871, le 18 janvier, avait été proclamée la naissance de l’Empire allemand dans la foulée de la défaite française. Quant à la date, le 28 juin, c’est le cinquième anniversaire jour pour jour de l’assassinat de François-Ferdinand, évènement qui a conduit, par le jeu des alliances à la guerre dont le déclenchement est l’unique fait de l’Allemagne, selon les Etats présents à Versailles.

L'Allemagne, vaincue et humiliée  

Fruit d’un compromis essentiellement entre la France de Clemenceau, les Etats-Unis de Wilson et le Royaume-Uni de Lloyd George, le traité de Versailles est devenu l’archétype de ce qu’il ne faut pas faire. Il faut dire qu’on n'a cessé, très abusivement, d’accuser le traité de Versailles d’avoir enfanté Hitler et donc la Seconde Guerre mondiale, en humiliant l’Allemagne et en favorisant ainsi un ressentiment sur lesquels les nazis vont prospérer.
C’est dédouaner un peu rapidement les responsabilités allemandes et oublier que la Société des Nations qui auraient dû garantir la paix a été immédiatement affaiblie par le refus du Congrès américain de ratifier le traité de Versailles. En ces temps d’isolationnisme américain, c’est aussi aux Etats Unis que des oreilles vont siffler au moment de commémorer le centenaire de ce traité.

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