Histoires d'Info. Juin 1974 : Richard Nixon, premier président américain en Israël

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Donald Trump est arrivé en Israël lundi dans le cadre de sa tournée au Moyen-Orient. Un voyage qui n'est pas sans rappeler un autre voyage présidentiel : celui de Richard Nixon, en 1974.

Le voyage de Donald Trump en Israël, lundi 22 mai, n'est pas sans rappeler quelque chose. Revenons le 16 juin 1974, Journal de France Inter : "Bonsoir. Björn Borg, dix-huit ans, Suédois, le plus jeune champion des Internationaux de tennis de Roland-Garros. Richard Nixon en Israël, Jérusalem est inquiet de la réorientation de la politique arabe des Etats-Unis. Voilà les titres de l'actualité." À l'époque, il s'agit du premier voyage d'un président américain en Israël. Il aura donc fallu attendre un quart de siècle pour cela. Le voyage doit sceller l'amitié entre les deux pays : nous ne sommes que quelques mois après la guerre du Kippour au cours de laquelle les Etats-Unis de Nixon avaient fortement aidé Israël.

Accueil glacial réservé à Richard Nixon

On pourrait imaginer que l'accueil fut chaleureux, à l'image de celui qui attend Donald Trump lundi 22 mai. En réalité, ce n'est pas le cas. L'accueil est nettement plus froid que dans les pays arabes que Nixon a visité dans les jours précédents, au cours de cette même tournée. On l'a vu, il y a de l'inquiétude. Parce que Nixon et son secrétaire d'Etat, Henry Kissinger, mènent une politique arabe très active. Avant d'arriver en Israël, ils ont renoué des relations diplomatiques avec la Syrie, l'embrassade entre Hafez el-Assad et Richard Nixon sur le tarmac de l'aéroport a fortement déplu à Jérusalem. L'idée est de parvenir à la paix et celle-ci ne peut évidemment se faire sans les Arabes. Cette initiative diplomatique débouchera d'ailleurs, en 1978, sur les accord de Camp David marquant la signature d'un traité de paix entre Israël et l'Egypte de Sadate. En revanche, Trump comme Nixon, avaient fait une halte en Arabie Saoudite auparavant, recevant l'un comme l'autre un accueil royal.

Mais il ne s'agit pas du seul parallèle entre les voyages de Nixon et de Trump. Voici ce que disait un correspondant français aux Etats-Unis, suite au retour de Nixon :  "L'Amérique vit une étonnante contradiction. Le président Nixon revient triomphalement du Moyen-Orient avant de repartir pour un sommet avec l'Europe et à Moscou, mais au retour l'Amérique l'accuse presque de fabriquer des succès mondiaux pour se tirer des scandales du Watergate." Bien évidemment,  "toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite." 

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