Histoires d'info. Emmanuel Macron, sur la scène médiatique depuis 2012 (seulement)

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Aujourd'hui président de la République, Emmanuel Macron ne s'est fait connaître qu'il y a six ans, lorsqu'il est nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée, durant le mandat de François Hollande. 

Il y a dix ans, personne ne connaissait Emmanuel Macron. Celui qui allait devenir président de la République en mai 2017 n’a émergé que très récemment dans les médias français, et pour cause : qui allait s’intéresser à un énarque parmi tant d’autres ou à un banquier d’affaires de chez Rothschild ?
Il apparaît furtivement sur quelques images de journaux télévisés en juin 2007 lorsque la Commission Attali, mise en place par le nouveau président, Nicolas Sarkozy, travaille à des propositions pour "libérer la croissance."
Emmanuel Macron, jeune inspecteur des finances, est nommé rapporteur général adjoint. Mais s’il est sur les images des journaux télévisés, personne ne s’intéresse encore à ce jeune homme pressé.

"Emmanuel Macron, un ancien banquier de chez Rothschild"

Il faudra attendre 2012 et l’élection de François Hollande pour qu’Emmanuel Macron commence à exister politiquement et médiatiquement, lorsqu’il est nommé secrétaire général adjoint de l'Élysée. Au tout début de l’année 2013, François Hollande hésite sur la ligne politique à mener. Doit-il suivre la ligne Valls, sociale-libérale, ou la ligne Montebourg, l’homme de la démondialisation ? C'est dans ce combat idéologique qu'Emmanuel Macron se fait un nom mais aussi une image. Le 23 janvier 2013, Romain Gubert, journaliste au Point, s'exprimait à ce sujet sur France Inter : "La composition de son cabinet personnel en atteste : d'un côté Hollande s'appuie sur Aquilino Morelle qui, avant de conseiller Hollande, travaillait justement pour Arnaud Montebourg. À l'autre bout du couloir, à l'Élysée, là aussi, il a sous la main Emmanuel Macron, un ancien banquier de chez Rothschild, de gauche certes, mais pas tout à fait la même que celle que son voisin de chambrée à l'Elysée, celle qui connaît toutes les subtilités du CAC40 et de la vie financière."

Emmanuel Macron devait déjà composer, à cette époque, avec une image d'ancien banquier, lui qui défendait un choc de compétitivité et qui qualifiait un pays qui taxait les revenus à 75%, une promesse de campagne de François Hollande, de "Cuba sans le soleil." L'actuel président doit encore et toujours lutter contre cette image qui lui colle à la peau.

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