Guerre d'Algérie (3) : Le général de Gaulle entre en scène

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Après la Bataille d’Alger (1957), la situation devient intenable. Rappelé au pouvoir par la crise algérienne de mai 1958, de Gaulle cristallise tous les espoirs des Français d'Algérie. Il est leur sauveur. Rapidement, ils déchanteront...

L'appel des Français d'Algérie au Général de Gaulle

Le 15 mai 1958, l’ambiance est électrique sur la place du Forum à Alger sur laquelle se masse une foule de 15 à 20 mille personnes qui hurle, galvanisée par le Général Massu. On défend l’Algérie française, on chante la Marseillaise. Et surtout, on demande le retour de Charles de Gaulle au pouvoir.

Depuis la veille, le même Massu soutenu par Salan préside un Comité de Salut Public dont l’objectif est de porter au pouvoir en France le seul à même de défendre l’Algérie française, le Général de Gaulle. Les Pieds-Noirs n’ont en fait aucune confiance dans la IVe République plus instable que jamais et critiquée de toute part pour son action en Algérie. La chute du gouvernement Pfimilin le 13 mai 1958 paraît sceller le sort de la IVème république. Ce même 15 mai, le Général se déclare prêt à « assumer les pouvoirs de la République ». À Alger, la foule exulte.

Mais la situation est très grave. L’armée n’obéit plus au gouvernement et la peur d’un coup d’Etat est palpable. A cela, De Gaulle répond, rassurant. Nous sommes le 19 mai.

« Ce n’est pas à 67 ans que je vais commencer une carrière de dictateur ! »

 

"De Gaulle nous a trahis"

Investi le 28 mai président du Conseil, il se voit confier le droit de rédiger une nouvelle Constitution et se rend immédiatement en Algérie où, devant une foule monstre, il prononce son célèbre

       « Je vous ai compris ! »

 Les Français d’Algérie exultent. Ils ont fait appel à leur sauveur qui les a compris, l’Algérie restera française. Mais ils déchantent bien vite. De Gaulle enclenche dans un premier temps la décolonisation de l’Afrique subsaharienne. Puis, après avoir refusé obstinément de parler de l'"Algérie française" il les prend de court en ouvrant la voie à l’autodétermination le 16 septembre 1959.

Les Musulmans représentant les 9/10e de la population d’Algérie, de Gaulle fait le choix de l’indépendance. Les Pieds-Noirs n’ont qu’un mot à la bouche.

La trahison. Et elle est amère.