Ces larmes qui font tellement plaisir

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C’est si bon de pleurer au cinéma ! Et pas la peine de cacher vos larmes, car elles vous semblent si douces. Boris Cyrulnik s'interroge sur les larmes qui font plaisir !

Ces larmes que vous laissez couler lorsque personne ne vous voit, dans le noir d’une salle de cinéma, quand vous écoutez Mozart ou quand vous lisez une histoire émouvante... 

Ces larmes qui vous font dire que le film fut bon car précisément il vous a fait pleurer !

Ces larmes qui vous rappellent la chanson que fredonnait votre père lorsque vous étiez enfant, ou celles qui font dire à Alfred de Musset : "Une larme est ce qu'il y a de plus vrai, de plus impérissable au monde" .

Boris Cyrulnik explique que "*ces larmes sont délicieuses parce qu'elles évoquent un chagrin, une tragédie et qu'elles métamorphosent la souffrance. Avec la musique on transforme la souffrance. Dans le fado, c'est à dire le fatum, le malheur, c'est beau à en pleurer. Donc c'est la dénifition de la sublimation, ces larmes sont délicieuses".

"Supprimez le malheur, conclut Boris Cyrulnik, et vous supprimerez pratiquement toutes les oeuvres d'art, parce que la souffrance est une machine à écrire, une machine à faire du théâtre, des films, une machine à faire des essais philosophiques ou psychologiques.* "

Quand psychologie.com s’interroge sur les bienfaits des larmes

 

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