Venus d'ailleurs et maintenant...

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Le collège Lakanal de Vitry-sur-Seine (94) accueille chaque année une quarantaine d'enfants étrangers. Venus de toute la planète, ils se retrouvent en banlieue parisienne, perdus, isolés, victimes de racisme. Pour les aider à s'intégrer, des enseignants leur ont fait écrire leur histoire, et en ont fait une pièce de théâtre.

"ils sont venus d'ailleurs et maintenant ..." Cette pièce de théâtre présentée au collège Lakanal de Vitry-sur-Seine (94) a été écrite par les élèves d' une classe d'accueil. Une classe dédiée aux enfants qui arrivent de l'étranger et qui ne parlent pas le français.

En parallèle leurs parents peuvent aussi suivre des cours grâce au dispositif  "ouvrir l'école aux parents pour réussir l'intégration".

Les deux enseignantes chargées de ces populations, ont choisi de leur faire écrire leur histoire. Les raisons et les conditions de leur départ, leur arrivée dans un pays où ils ne connaissent ni la langue ni les codes, les difficultés pour être accepté par les autres..

Dans la classe, une jeune fille de 15 ans arrivée d'Afrique raconte : "Je suis partie avec ma sœur pour éviter un mariage forcé.  Ici il a fallu s' adapter à une vie si différente, c'est parfois très difficile, je pense souvent à mon pays le Congo ". Eduarda 15 ans est partie avec sa mère qui espérait trouver un emploi et une vie meilleure : "J'aime la France, mais j'ai mis longtemps à me faire des amis. Quand tu es étranger les gens se méfient ".

                            Le racisme plane au-dessus de nos têtes                                    

Comme leurs enfants, les parents parlent  tous de racisme. Fatima est venue de Tunisie pour rejoindre son mari : "Chez nous les gens pensent qu'en France nous sommes au paradis et ici, on nous montre du doigt, on pense que nous venons uniquement pour profiter des avantages sociaux ."

Qu'ils arrivent de Chine, de Moldavie, des Philippines, de Grèce ou du Brésil, tous ressentent cette difficulté à se faire accepter .

En adaptant leurs histoires en pièce de théâtre Monique Leheup et Yasmina Gharet ont voulu faire tomber les clichés qui collent à la peau des étrangers. Le spectacle, interprété par des comédiens professionnels, a mobilisé d’autres classes pour les décors ou la musique, et des liens ont pu se créer. Ces enseignantes confrontées en permanence aux problèmes des étrangers, aimeraient voir leur initiative reproduite ailleurs. Faire des spectacles pour expliquer et raconter que les immigrés ont fui pour survivre et s’intégrer dans un nouveau pays.

 

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