"Ces mots qui brisent les vitres"

A l'heure où les écrans sont partout, des éditeurs russes, originaires de l'ex URSS, réinventent un artisanat du livre. Ces éditeurs qui sont aussi poètes ont créé une "économie de la passion", ils éditent eux-mêmes les livres, à l'ancienne, sans chercher à faire de bénéfices. "Ces mots qui brisent les vitres", un récit de Saskia de Rothschild.

A New York, des éditeurs russes, originaires de l'ex URSS,
réinventent un artisanat du livre . A l'heure de la lecture sur tablette, ils
impriment à l'ancienne et relient à la main des ouvrages. Ils travaillent par
passion, sans chercher à faire de bénéfices. Leur objectif est à la fois
culturel, philosophique et politique : créer de la permanence dans un monde
mouvant, rétablir un lien perdu entre imprimeur et rédacteur, entre éditeur et
lecteur.

"C'était hallucinant de rencontrer ce genre de
personnes à New-York, ville de l'hyper-modernité. Au fin fond de Brooklyn on
tombe sur cette petite maison d'édition où ils utilisaient encore des presses qui
dataient de 1900 et ils faisaient tout à la main avec vraiment ce sens de la
matérialité du livre"
, explique Saskia de Rothschild.