Hollande, Mugabe, Kirchner : quand les grands de ce monde font rire le web

Être le dirigeant de son pays ne protège en rien des sarcasmes des internautes.

 Le web a cela d'assez égalitaire qu'il n'épargne personne. Petits et grands, faibles et puissants, tout le monde peut potentiellement en prendre plein la figure pour peu qu'il tombe entre les griffes des internautes narquois. Certes, lorsque ce sont les leaders de ce monde qui sont les victimes du jour, la rigolade a tendance à être assez franche. Prenons François Hollande, par exemple, gêné par une mouche durant sa conférence de presse et taclé par un compte célèbre suite aux errances orthographiques du

Tout cela n'est rien, ceci dit, face à ce que les réseaux ont réservé au président du Zimbabwe, Robert Mugabe. Ce dernier, après un discours, a frôlé la fracture de la hanche en chutant lors de sa descente du podium. Indemne, mais l'ego légèrement froissé, le vénérable dirigeant a mandaté son service d'ordre pour que ces messieurs aillent demander, poliment mais fermement, aux journalistes présents d'effacer les clichés du présidant chutant. Robert Mugabe n'a pas lu son petit Internet illustré, et n'a pas vu l'effet Streisand venir.

Immédiatement, la photo interdite a fait le tour du web, détournée comme il se doit. Un petit détour par les hashtags ** , , ou vous en donnera un aperçu des plus réjouissants.

Enfin, la présidente d'Argentine Cristina Kirchner a elle aussi fait les frais de la communication moderne. La Dame est actuellement en visite officielle en Chine, venue comme bien d'autres avant elle, se frotter à l'économie galopante du pays. Fervente twittas devant l'Eternel, elle nous abreuve donc d'infos diverses et variées sur son périple, glissant au passage quelques vannes, pas toujours heureuses.

Plus de 1. 000 personnes présentes lors de l'événement... Seraient-ils tous des membres de la Cámpola , venus simplement pour le liz et le pétlole ?

Vous ne rêvez pas, elle s'est bien risquée à une tentative tintinesque d'accent chinois par clavier interposé. Elle qui, à l'origine, ciblait ses détracteurs argentins (qui l'accusent de ne rassembler, lors de ses déplacements, non pas des citoyens lambdas mais uniquement des membres du mouvement de jeunesse de son parti, La Campola , donc), a réussi à se mettre à dos les réseaux tout entiers, qui jugent la sortie aussi raciste que ringarde. Bel effort.

Dans France Info Numérique, nous avons également évoqué l'échec de communication de Coca, trollé par les petits malins de Gawker; la démission - attendue - de la co-présidente de Sony Pictures Amy Pascal dans le sillage du scandale du piratage du studio hollywoodien, et enfin les mésaventures d'un britannique aux prises avec le monde cruel des enchères sur le web.

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