Elle voit sa photo dans un magasin de pompes funèbres

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Copié dans le presse-papier !

Le visage de cette journaliste franco-américaine figure sur un objet-souvenir à déposer sur une tombe. Une entreprise a utilisé cette photo non libre de droits sans demander son autorisation.

Imaginez : vous vous baladez et en passant devant une vitrine d'un établissement de pompes funèbres, vous vous apercevez que votre visage est gravé sur un objet-souvenir à déposer sur une tombe. C'est l'expérience édifiante de la journaliste franco-américaine Hélène Crié-Wiesner racontée sur son blog "American Mirror" hébergé sur Rue89.

Sa photo a été récupérée en ligne sans aucune autorisation. Indignée et choquée, elle apprend que son visage sert à faire la démonstration d'un produit d'une jeune entreprise lorraine, BLM Distribution. La journaliste obtient le téléphone d'un des co-gérants et essaie de le joindre à plusieurs reprises. Sans retour, si ce n'est ce message sur sa boite vocale.

"Désolé vraiment, on a cherché sur Internet une photo avec un visage sympathique, sans savoir si cette photo était libre de droit. On a supposé que oui. On ne voulait pas vous porter atteinte. On a utilisé cette photo pendant un an et demi" et il ajoute "On vient de déposer le bilan".

Sans nouvelles de l'entreprise depuis un mois

Hélène Crié Wiesner a encore essayé avant-hier de les joindre avant de publier son témoignage en ligne. En vain. Car elle a également découvert après des recherches en ligne et l'aide d'une amie avocate que l'entreprise en question existe encore. Ce qui laisse d'autant plus perplexe puisqu'elle ne sait toujours pas comment sa photo a été sélectionnée."Il m'est déjà arrivé plusieurs fois qu'on vole littéralement ce que j'ai écrit dans mes articles ou dans mes livres sans même me citer mais ça ne fait pas le même choc psychologique que de vous voir en photo dans un magasin de pompes funèbres", réagit-elle sur France Info.

Hélène Crié Wiesner imagine que les deux entrepreneurs ont du choisir sa photo en ayant conscience qu'elle vivait aux Etats-Unis et qu'elle était alors bien moins susceptible de tomber face à face avec son portrait dans une vitrine de boutique. Aujourd'hui, elle réfléchit encore à porter plainte. Partagée entre l'envie d'une explication et la crainte de perdre en argent et en temps. "Ce n'est pas mon style de sauter sur des avocats et porter plainte à tout bout de champ. S'ils avaient au moins la décence de me contacter et de parler, ça irait. Il faut que je réfléchisse. Je ne veux pas me précipiter".

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