Amazon sur les traces d'Uber

Avec son nouveau programme Flex, le géant de la vente en ligne copie le système d'UberPop, proposant à qui le souhaite de s'improviser livreur sur son temps libre.

 On appelle ça "l'Uberisation" de l'économie : recopier à l'envi le système d'Uber et ses chauffeurs amateurs, avec toutes les dérives que l'idée comporte. Amazon est la dernière en date à se lancer dans la course, avec Flex. Le concept est simple : dans une douzaine de villes américaines, des anonymes souhaitant arrondir leurs fins de mois vont s'improviser livreurs pour quelques heures par jour, sur une zone géographique bien délimitée.

Payés une vingtaine d'euros de l'heure, les livreurs occasionnels n'ont par contre aucune protection médicale, ne cotisent pas pour le chômage, et doivent s'acquitter de l'assurance de leur véhicule et des frais d'essence. Du "flexible" dans tous les sens du terme. Pas sûr, par contre, que cette repompe du système en vogue chez les VTC ne survive aux ennuis judiciaires d'Uber. Ce dernier est en effet attaqué, en Californie, par d'anciens chauffeurs demandant une requalification de leur contrat. S'ils venaient à remporter leur bataille judiciaire, on ne donne pas très cher de la peau de Flex. Quant à savoir s'il passera un jour l'Atlantique, là encore, c'est loin d'être certain. Faut-il s'en attrister ? La question est posée.

Dans France Info Numérique, nous avons également évoqué Nadine Morano; les Archives Charlie de Harvard; l'appli de rencontre "sérieuse" Once et le retour de Doc Brown. Nom de Zeus !

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