"L'interview qui tue" sort en France le 28 janvier

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On connaît désormais la date de sortie en France de "L'interview qui tue", film américain écrit et réalisé par Evan Goldberg et Seth Rogen, interprété par Seth Rogen, James Franco et Randall Park. Le film sera en salle le 28 janvier prochain en France. Chacun pourra se faire sa propre opinion.

On parle encore de liberté d'expression aujourd'hui : mais cette fois, c'est depuis la Corée du Nord qu'elle a été mise à mal avec la censure du film L'interview qui tue .

Reste la question : pourquoi le sortir en salle alors qu'il est disponible en Vod ?

En ces jours particuliers de menaces sur la liberté d'expression, on ne peut que saluer la décision de Sony, même s'il ne faut pas perdre de vue que les sommes investies pour la production, 75 millions de dollars, n'ont pas encore été amorties par Sony. Alors que penser du film ?

Pour Fabrice Leclerc de Studio Ciné Live , "on n'est pas dans du grand cinéma, c'est un film plutôt potache aux gags parfois lourds "

Mais rappelons que ce n'est qu'une comédie, et les opérations de hacking qui s'en sont suivies et qui, selon le FBI, sont imputables à la Corée du Nord, laissent pantois. Concernant une comédie, on pensait l'époque révolue...

Effet Streisand

C'est ce fameux phénomène médiatique, du nom de la chanteuse américaine Barbara Streisand, qui consiste à donner l'envie (voire l'amplifier significativement) de voir ce qu'une personnalité, un état, une organisation souhaite cacher, en l’occurrence, pour notre chanteuse, il s'agissait de sa propriété.

Par l'ampleur de la réaction des autorités nord-coréennes, par le nombre de documents et de données volés à Sony et à ses employés, tout le monde (ou presque) veut aujourd'hui voir ce film. Et décider par lui-même s'il vaut le coup.

Et voilà comment un film devient, bien malgré lui, emblématique de la censure et de son pendant, la liberté d'expression. Doublement raté donc : du point de vu de la censure puisque le film est visible désormais presque partout et de la qualité du film. "Mais il faut pouvoir tout voir et tout lire" , rappelle Fabrice Leclerc

 

 

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